Les jeunes recrutés dans le cadre des dispositifs du pré emploi et du filet social ne décolèrent pas. Après plusieurs sit-in de protestation, dont celui de la semaine passée, durement réprimé par les forces de l’ordre, les travailleurs du pré emploi menacent d’organiser une action d’envergure après le mois de Ramadhan. « Les travailleurs du pré emploi veulent aller plus loin dans leur lutte syndicale, en observant une grande marche au niveau de la capitale, et ce, après le mois de Ramadhan », a affirmé le coordinateur national du comité national des travailleurs du pré emploi et du filet social, M. Mohamed Boulcina. Les travailleurs de pré emploi veulent, à travers cette action de contestation, appeler les pouvoirs publics à intégrer, sans condition aucune, tous les contractuels diplômés, à geler temporairement les concours de la Fonction publique pour donner la priorité à cette catégorie de travailleurs. « La sourde oreille » du ministère du Travail et les interpellations dont les responsables de la coordination font l’objet à chaque manifestation ne les ont pas dissuadés. En effet, pas moins de 600 000 travailleurs du pré emploi réaffirment, ainsi, leur « détermination à continuer à nous battre pour arracher notre intégration dans nos postes ». « Les travailleurs sont mobilisés, car ils sont conscients d’être dans leur droit. La protestation reste la seule voix pour faire aboutir leurs revendications », a ajouté notre interlocuteur, contacté hier au téléphone. Le coordinateur national de ce comité affilié au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), a vigoureusement dénoncé la démarche du gouvernement d’organiser des concours de recrutement dans la fonction publique, sans prendre en compte leur situation. A rappeler que parmi les revendications des travailleurs du pré emploi et du filet social figurent «l’intégration, sans condition, de tous les travailleurs diplômés recrutés dans les cadre du pré emploi et du filet social, dont le nombre dépasse les 600 000 à l’échelle nationale, dans des postes permanents, la réintégration immédiate des bénéficiaires qui ont été radiés, l’ouverture du dialogue, le droit à la retraite, l’annulation de la politiques du travail précaire, l’attribution d’une prime aux chômeurs diplômés». Ils demandent également «la suspension des concours de recrutement de la Fonction publique, jusqu’à la régularisation de la situation des contractants, ainsi que le droit à la retraite».
L. O. CH
