Les travailleurs du secteur des finances ne comptent pas faire machine arrière, et ce, jusqu’à satisfaction totale de leurs doléances.
Le Conseil national des travailleurs des finances, affilié au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) a brandi la menace d’entreprendre une action, dés la prochaine rentrée sociale, afin d’exiger la concrétisation de ses revendications. La raison est qu’« aucune promesse des pouvoirs publics quant à l´amélioration de la situation socioprofessionnelle des travailleurs n´a été concrétisée ». Le secteur des finances risque, ainsi, d’être perturbé d’ici la prochaine rentrée sociale, dans le cas où la tutelle ne répond pas favorablement aux revendications des travailleurs. Cette décision a été prise en marge de la réunion de la fédération des travailleurs du secteur des finances, tenue vendredi dernier à la maison des syndicats à Alger, en vue de débattre des préoccupations socioprofessionnelles des travailleurs du secteur, dont plusieurs anomalies ont été constatées. La première revendication qui tient à coeur les fonctionnaires concerne la dévaluation de l’Impôt sur le Revenu Global (IRG), qui est progressif et peut atteindre jusqu’à 45 % pour les salaires de plus de 140 000 DA/mois. La fédération des travailleurs du secteur des finances, qui estime que les fonctionnaires restent « les premiers contribuables en Algérie », exige une « dévaluation de 70 % de cet impôt, qui pèse lourdement sur les rémunérations ». Les travailleurs du secteur des finances réclament également « l’instauration d’une indemnité de souveraineté de l’ordre de 30% pour les travailleurs du secteur des finances». Les protestataires exigent également « l’ouverture d’une enquête sur la gestion de la mutualité générale des travailleurs des finances et la révision des modalités d’attribution de ses fonds». Aussi, les travailleurs, réclament la création d’un «mécanisme de lutte contre la corruption, en mesure de les protéger et de prévenir le secteur contre toute tentative dans ce sens ». À ce propos, le conseil national de ce syndicat interpelle le ministre des Finances afin de « prendre ses responsabilités vis-à-vis des revendications que les travailleurs estiment légitimes ».
L. O. CH

