Qui se souvient des registres de doléances?

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l Pour lutter contre la bureaucratie et réduire ses méfaits, il a été créé, dans les années quatre-vingts sous le régime du président Chadli, des registres de doléances destinés à recevoir l’appréciation des citoyens, positive ou négative. Obligation a été faite aux administrations d’exposer ces registres, bien en vue, au niveau des réceptions, à la disposition des administrés en vue de recueillir leurs observations relatives à la prestation des services de chaque administration. Dans les premiers temps ils ont eu l’effet escompté, rien qu’a voir la panique qui s’emparait de n’importe quel responsable ou simple agent à la vue du citoyen qui s’approchait du registre en question, cet effet s’est escompté au fil du temps, les registres ont fini par ne plus être exploités par les tutelles des services publics à tel point que, de nos jours, il est rare de voir ces registres. Si certaines administrations continuent à les garder en place dans les réceptions, ils ne servent, desormais, que de décor. D’autres les ont carrément fait disparaitre.

Omar Soualah

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