La commune d’Illiltène a abrité une grandiose cérémonie de commémoration de la fête de l’Indépendance, avant-hier jeudi, en présence des autorités locales, notamment le chef de daïra, les élus locaux et de nombreuses personnalités historiques à l’image du Sénateur et président de l’association de la fédération de France du FLN, M. Mohand Akli Benyounès, de Yaha Abdelhafid, de Si Ouali Ait Ahmed, du colonel Mahmoud Naït Saada et d’Amar Azouaou, entre autres. Beaucoup de monde au dépôt de gerbe de fleurs au monument des Chouhada, avant que la procession ne se dirige vers le cimetière d’Ait Aïssa Ouyahia, où le carré des 79 martyrs tombés au champ d’honneur en 1957 fut inauguré par le Sénateur Mohand Akli Benyounès. Après l’écoute de l’hymne national, une minute de silence et la lecture de la Fatiha, une jeune fille prit la parole pour narrer aux présents l’histoire héroïque du village Ait Aïssa Ouyahia et ses martyrs, notamment la bataille d’« Ifri L’bazooka ». S’en suivra alors une chorale qui a entonné la chanson de Taleb Rabah Atsrount walniw, un texte qui raconte la guerre de libération nationale de 1954 à l’Indépendance. Une autre fillette chantera pour sa part Thamettuth Boumjahed de Takfarinas en donnant, par sa voie, des frissons à toute l’assistance. Après quoi, des Moudjahidine se sont succédés pour apporter leurs témoignages. Nna Ouezna Ath Yahia, Dda Rezki, un ancien Moudjahid du village d’Ait Aïssa Ouyahia, raconteront chacun à son tour un pan de l’histoire. M. Yaha Abdelhafid, dira à son tour que « parmi les 13 attentats commis contre les forces d’occupation entre 1955-1956 dans la commune mixte du Djurdjura, aujourd’hui Ain El-Hammam, huit étaient à l’actif des combattants d’Illiltène, dont je faisais partie ». « Après l’opération jumelle de 1959, il ne restait presque plus de Moudjahidine, et ce sont les femmes qui ont pris la relève et assuré les liaisons ».
Madjid Aberdache.
