Le taux de chômage au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou est estimé à 11.37% pour le premier trimestre de l'année en cours, d’après Mme Zaïda Ghania, directrice de l’Emploi de la wilaya de Tizi-Ouzou, hier, lors de la deuxième journée de la session ordinaire de l'APW, en se basant sur une étude réalisé par une équipe compétente.
Ces chiffres reflètent-ils vraiment la réalité ? Pas si sûr que ! Visiblement peu tangibles par rapport à l’image et la situation que renvoi au quotidien la place publique. Toujours est-il que c’est là des chiffres officiellement enregistrés. « C’est un chiffre appelé à être revu à la hausse ou à la baisse », soulignera par ailleurs Mme Zaïda. D’autant plus, insistera t’elle, qu’ « il s’agit là d’une étude, semestrielle, réalisé par la direction de l’Emploi ». Cette mission nouvellement octroyée à cette dernière aura pour but de déterminer le taux de chômage au niveau local. La responsable a affirmé qu’il s’agissait là « d’une étude balistique réalisée en faisant appel à plusieurs méthodes et autres techniques de recensements. C’est le cas de la prise en compte des dossiers déposés au niveau des services des différents dispositifs d’aide mis en place par l’Etat pour l’aide à l’insertion des jeunes dans le monde du travail », dira t’elle en citant l’exemple de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM), Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ), ou encore la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC). Et dans d’autre cas, ajoutera la directrice, « il s’agit de réaliser une étude sur le terrain avec des prospections auprès de la population. La même étude sera réalisée, chaque trimestre, pour permettre de mettre en avant les courbes de l’évolution du chômage au niveau de la wilaya, en comparant les résultats entre chaque étude réalisée ». La même qui a permis de recenser le taux de 11.37% de chômage, qui pour certains ce chiffre peut paraître dérisoire. Le terrain attestant de l’existence d’un nombre beaucoup plus important que les études prochaines dénoteront sûrement. Un phénomène de société qui touche de plus en plus les jeunes, notamment les diplômés universitaires qui se retrouvent voué a eu même une fois leur cursus achevé. Si ce n’est les chances des placements précaires pour des contrats à durées déterminées qu’offrent les différents dispositifs d’aide à l’insertion professionnelle. Même si, pour certain il existe une chance de permanisation. Comme c’est le cas pour les 321 jeunes titularisés, lors des quatre premiers moins de l’année en cours dans le cadre du (DAIP). Aussi, et pour revenir aux lancement d’activités dépendant majoritairement des chances disponibles pour ce qui est de l’ANEM, ou du soutient de la banque pour ce qui est de l’ANSEJ. Et de ce coté là la réticence de la Banque dans l’octroie des crédits bancaires pour les porteurs de projets, a été mise à nue par certain élus lors de l’assemblée d’une part. Mais aussi, par la commission chargée de l’investissement, développement local, de l’équipement et de l’emploi, notamment pour des projets proposé par des jeunes dans le cadre de certains secteurs comme celui l’agriculture. La commission et à travers son rapport présenté en plénière, a déploré cet état de fait en citant la Banque d’Agriculture et de Développement Rurale (Badr). Affirmant que « l’octrois des crédits pour ce secteur exige, entre autre, deux hectares par vache financée », pour ne citer que cette exemple de réticence. Lors de son intervention, le Premier magistrat de la wilaya, M. Abdelkader Bouazghi a affirmé avoir, « donner des instructions pour les concernés, dans le but d’alléger ces mesures auprès des banques ».
Tassadit Ch.

