Mâatkas Le cauchemar de la pénurie d’eau continue – Les villageois d’Aït Ali en colère

Les villageois d’Aït Ali, dans le douar de Berkouka, relevant de la commune de Mâatkas, sont en colère.

Et pour cause, leur village est privé d’eau depuis plus de 3 mois. Pour manifester leur ras le bol, ils ont en effet, dans la journée d’avant-hier (lundi), enlevé leurs compteurs d’eau et les ont déposés au niveau de L’ADE locale, refusant ainsi de payer le moindre sou à l’agence. Sur place, les représentants des villageois n’ont pas arrêté de crier leur colère et leur inquiétude. « Depuis le mois d’avril nos robinets sont à secs. Pour boire ou pour tout autre besoin, nous sommes contraints d’acheter des citernes, à 1 600DA l’unité. Nous consommons une eau dont nous ignorons l’origine. Plusieurs de nos concitoyens sont d’ailleurs tombés malades », dira un villageois. Un autre poursuivra dans le même ordre d’idée : « Nos femmes continuent de faire la corvée d’eau matinale, comme dans l’ancien temps. Nous avons, à maintes reprises, saisi les responsables concernés, mais ils se contentent de nous faire des promesses qu’ils ne tiennent jamais. Cette fois nous n’allons plus verser un sou à l’ADE si l’on ne nous garantit pas une alimentation régulière en eau potable. Comme toujours, les responsables continuent de nous bercer d’illusion, mais cette fois, nous avons complètement perdu confiance et exigeons des solutions urgentes. Notre patience a des limites ». A signaler que les villageois ont transmis une déclaration aux responsables de L’ADE, aux autorités locales et de wilaya. Dans leur requête, dont une copie est parvenue à notre rédaction, les villageois déclarent : « Notre village souffre du problème récurrent du manque d’eau potable. Les actions répétitives, menées par notre comité à différents niveaux, n’ont rien apporté. Devant cette situation qui perdure, nous avons jugé utile d’enlever nos compteurs et de les déposer au niveau de l’ADE pour manifester notre mécontentement ». Il est à rappeler que ces mêmes villageois ont procédé l’année dernière, et presque à la même date, à la fermeture des sièges de l’ADE et de L’APC et à celle du CW 147, pour réclamer de l’eau potable. A signaler que l’APC, la daïra et le wali ont été destinataires de la requête des villageois. Dans l’autre commune de Souk El Tenine, les habitants d’une partie du chef-lieu souffrent depuis plus d’un mois de la rareté de l’eau. Toutes les promesses faites aux citoyens, depuis des années, de rendre l’eau disponible quotidiennement se sont avérées vaines.

.

Hocine T