Inquiétude, frustration et angoisse. Tel est le climat qui a régné, hier, à la veille du scrutin pour les élections partielles du 24 novembre aux quartiers généraux de formations politiques en lice qui attendent le verdict populaire. Une virée au siège des partis nous a confirmés cette tendance. Si certains partis politiques ont peaufiné tous les aspects techniques ayant trait à l’élection d’autre partis sont toujours en train de compléter les dernières listes des observateurs des bureaux de votes, à l’image du FFS. C’est ce qu’a affirmé son directeur de campagne M.Cherif Melbouci, «nous venons de compléter une quarantaine de nouveaux surveillants aujourd’hui», «les chances du FFS» ajoute-t-il «sont intactes, les citoyens vont nous renouveler leur confiance, car ils sont conscients des enjeux, éminemment politique de ce scrutin.» Au FFS une organisation est mise en place pour superviser ces joutes, tandis qu’une commission est chargée de collecter les informations. Le chargé de communication du parti d’Ait Ahmed a déclaré que «s’il y a fraude et malversation nous mettrons au courant l’opinion publique, via la presse, avant d’entamer des actions en justice».Au siège du RND, les citoyens continuent d’affluer au bureau de wilaya. Le secrétaire M. Tayeb Mokadem veille aux dernières retouches. Il a installé des commissions à travers les 41 communes où le RND s’est présenté. M.Mokadem a tenu de prime abord à saluer toute la population qui a accueilli chaleureusement, les meetings de son parti. Il a déclaré «quel qu’en soit le résultat le parti restera toujours fidèle à ses idéaux et à l’écoute du citoyen.» Avant de se lancer contre les partis qui ne respectent pas les sites d’affichages et procèdent à un affichage anarchique, le représentant du parti d’Ahmed Ouyahia a rendu un vibrant hommage au défunt Arib Ahmed, l’un des premier fondateur de RND. En conclusion, il a soulevé le problème des bulletins de vote dépourvus d’un élément d’identification, «il sera difficile pour un illettré de faire la différence», assène-t-il. Même climat au siège du FLN. Les va-et-vient des militants constituent le décor de cette structure depuis le début de la campagne. M Bourekache, député dira d’emblée qu’au sein de son parti tout est fin prêt pour passer l’examen populaire. «Hier, on a tenu une réunion avec l’ensemble des têtes de liste et les candidats, ainsi que les observateurs pour leur communiquer les dernières orientations», a-t-il déclaré. Une cellule composée de 21 personnes a été mise en place pour suivre le déroulement du scrutin et réunir toutes les informations nécessaires. «Demain c’est le peuple qui va décider et on est confiant eu égard au travail de proximité effectué dans les 67 communes et les villages de la wilaya» plaide-t-il. Quant au RCD, c’est le temps du guet. Alors que la majorité de ses militants a rejoint la marche du parti organisée à Azazga pour dénoncer l’incident de la veille, quatre militants assurent la permanence au siège. Sous une pluie battante, les quelques citoyens pressaient le pas et ne prêtaient aucune attention aux affiches publicitaires du parti collées à l’extérieur. La même méthode a été adoptée par le parti des travailleurs, une commission installée par la direction du parti à Tizi ouzou est chargée de suivre le déroulement de ces joutes électorales. En somme à quelques heures du jour fatidique et à travers les déclarations des porte-paroles de ces formations politiques, le jour du vote sera la journée de toutes les surprises où chacun prétend avoir pu drainer les foules derrière son programme; wait and see.
M.Ait Frawsen
