Des bénéficiaires de logements sociaux en colère

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Plusieurs bénéficiaires des 200 logements sociaux de la formule LSP, implantés dans la cité Les pins, à proximité de la ferme dite des Allemands, ont organisé dans la matinée d’hier, un sit-in devant le siège de la wilaya, afin de réclamer la distribution «immédiate» des clefs de leurs logements. Par cette action, les manifestants voulaient dénoncer le retard accumulé dans la réalisation du projet. Un retard qu’ils estiment à plus de 8 ans.  Ils nous préciseront que la liste des bénéficiaires avait été approuvée par l’ex-wali, en date du 06.04.2008 et que le délai de réalisation du projet avait été fixé à 18 mois : « Nous étions à l’époque ravis de cette nouvelle. Comme convenu, nous nous sommes acquittés des tranches de paiement comme le stipule la loi, afin de permettre le démarrage des travaux », diront bon nombre de manifestants, avant de regretter la lenteur du chantier : « En novembre 2011, le promoteur nous a transmis des correspondances afin de payer la totalité des tranches tout en nous promettant  la remise des clés pour l’été 2012. Ce que nous avons fait », affirment-ils encore. D’après ces souscripteurs mécontents, plus de 70% des bénéficiaires avaient répondu favorablement aux sollicitations du promoteur, avec l’espoir que leurs logements soient livrés dans les temps : « Après plusieurs écrits que nous avons adressés aux différentes autorités, afin qu’elles fassent pression sur le promoteur, nous n’eûmes aucun résultat (…)  Le promoteur en question nous a même privé des aides de l’Etat (CNL) en refusant de nous remettre les décisions d’attribution », ont-ils ajouté. Pour ces bénéficiaires, ce promoteur se serait servi de leur argent pour réaliser près de 50% du projet en locaux de service. En ce qui concerne les moyens de réalisation, nos interlocuteurs soulignent également le fait que les moyens les plus rudimentaires à toute entreprise seraient absents : « comment voulez vous que le projet avance quand le promoteur ne dispose que d’une bétonnière et quelques ouvriers. Il effectue des petits travaux de maçonnerie par intermittence d’un bloc à un autre ». Abordant leurs situations sociales, ils nous confieront : « au lieu d’occuper nos propres logements, nous sommes contraints de louer! Cette location nous coûte extrêmement cher, car nous déboursons près de 24.000,00DA/mois, alors que nous sommes des simples fonctionnaires ».

Ramdane. B.

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