Connue comme étant une région à vocation agricole, la commune de Frikat attend de bénéficier de projets d’ouvrages hydrauliques à même de lui donner l’essor escompté.
Même si pour les cultures céréalières, elle a quand même une superficie considérable atteignant chaque année plus de 500 hectares, il n’en est pas de même pour les cultures maraîchères. Les quelques hectares réservés à ces dernières sont irrigués à partir du barrage de Ain Zaouia. De plus, la localité notamment à Ath Ali, Ath Boumaâza ou encore au lieu-dit Thala El Djir, recèle pas moins de six sources qui pourraient être captées vers un seul endroit. Les services de l’hydraulique et de l’agriculture pensent donc au moyen de doter les villages, situés aussi bien en montagne qu’aux vallées, de retenues collinaires. Aussi, nous avons appris que l’idée d’en réaliser une à Imazgharène fait son petit bout de chemin. « Il y a trois grandes rivières qui descendent de la haute montagne. Il serait opportun de les fusionner pour réaliser ces ouvrages hydrauliques notamment dans la vallée. Les cultures maraîchères seront ainsi développées. Regardez cette plaine et vous ne verrez aucun jardin », dira un fellah. Ces ouvrages pourront non seulement servir à l’irrigation, mais aussi à l’abreuvage des bêtes d’autant plus que la région est également connue pour l’élevage. À présent, les seuls agriculteurs qui arrivent à planter ce genre de cultures le font avec leurs propres moyens. » J’ai improvisé une sorte de digue dans ce cours d’eau que vous voyez. Après de nombreux sacrifices, j’ai pu acquérir une tuyauterie de fortune et une motopompe. Et si je suis arrivé à faire pousser ce verger ce n’est que grâce aux gros efforts que j’ai fournis et l’aide de mes proches. On peut réaliser de bons rendements si des retenues étaient réalisées. Pour cela, je lance un appel aux responsables pour prendre en charge ce problème », nous dira un agriculteur rencontré devant son verger.
A. O.
