Loin du rituel climat belliqueux qui émaillait les rendez-vous électoraux en kabylie, et ce depuis les législations de 1997, les partielles de ce jeudi se sont déroulées plutôt dans le calme. Ce cachet de serenité est le fruit de la présence de toutes les forces politiques ancrées dans la région sur la ligne de départ du scrutin. Toutefois, l’abstention, autre spécificité des élections en kabylie, était de mise. Et le taux de participation n’excédant pas les 22%, est considéré comme l’un des plus faibles résultats qu’a enregistré la région depuis l’avènement du multipartisme. Cependant, les voix qui se sont prononcées ont couronné le FFS, qui prendra de ce fait les rênes de la localité en récoltant cinq (05) sièges. Le RCD et le FLN qui se sont contentés de quatre (04) et deux (02) sièges respectivement feront partie de l’Assemblée fraîchement élue, avec des poids de décision plus ou moins pesant. Une assemblée élue pour un mandat particulier et qui aura la lourde tâche de faire face à un quotidien coercitif et prouver ainsi que les promesses de la campagnes n’étaient pas juste subsidiaires. Et puis n’oublions pas que le prochain rendez-vous électoral n’est pas aussi loin que ça !
Kamel Oubellil
