Agouni Gueghrane : Le maire désavoue le comité du village – Conflit autour de la réhabilitation d’une stèle

Les travaux de réhabilitation du monument dédié aux martyrs, engagés par le comité de village d’Aït El Kaid, ont engendré un grand conflit entre ce dernier et le P/APC d’Agouni Gueghrane, qui a déclaré que lors de sa visite des lieux, il a été surpris par des travaux engagés.

Chose qui l’aurait motivée à envoyer une mise en demeure au dit comité du village. Par ailleurs, le président du comité de village, M. Sennad Boussad, a nié les déclarations du maire, affirmant que les responsables locaux ainsi que l’ONM, ont été saisis à cet effet, mais en vain. « Nous avons entamé les travaux dans l’optique de réhabiliter la stèle dédiée à nos martyrs, sans intention malsaine », dira-t-il. Il rappellera que « lors de la réception de la stèle d’Azounene, une copie de la demande a été remise à l’ONM, en présence du P/APC en 2011 ». Dans le même sillage, M. Sennad ajoutera : « En avril dernier, lors de la cérémonie de commémoration en l’honneur de Arezki Slimane, tenue à M’Douha à Tizi-Ouzou, j’ai demandé à ce que le monument de nos martyrs soit réhabilité. Par la suite, personne n’est venu le prendre en charge. Et par devoir de mémoire, le comité de village a entamé les travaux de réhabilitation, sans aucune autre intention ». En outre, notre interlocuteur souligne que ce monument a été construit par le comité du village en 1966. « Lors de notre action musclée, le chef de daïra nous a permis de continuer des travaux de réhabilitation de cette stèle des martyrs. Actuellement, les travaux sont en cours », a-t-il affirmé. Par ailleurs et dans un autre registre, on apprend que le comité du village Ait El Kaïd avait, en date du 2 février 2012, adressé au directeur de l’ONTA, une demande de restitution des terrains pris par l’Etat lors de la révolution agraire. D’autres correspondances ont été également adressées au wali de Tizi-Ouzou, au chef de daïra d’Ouadhias et au P/APC d’Agouni Gueghrane. « Le comité du village attire l’attention sur cet épineux problème, à savoir la restitution des terrains de nos ancêtres, attribués à certains de nos concitoyens durant la révolution  agraire », est-il écrit dans la déclaration. Dans le même document, le même comité rappelle que « la population souffre énormément du manque d’infrastructures sportives, d’une unité de soins, d’un cimetière, d’une antenne de mairie et d’une poste ». Le président du comité du village précise, à cet effet, qu’un sit-in a été organisé en janvier 2012, afin de faire pression sur les responsables pour se pencher sérieusement sur notre cas, chose faite ! À la réunion, du 15 janvier, avec le chef de daïra des Ouadhias, les services de l’agriculture et les citoyens concernés par les terrains en nombre de 8, il a été décidé que chacun de ces derniers cèdent sa parcelle au profit du village. « Nous avons demandé l’application de la loi N 90-06, du 7 avril de 1990, concernant la reprise des terres agricole du domaine national devant recevoir des projets d’utilité publique », précise-t-il.

A. G.