Visite sous haute tension du wali à Ighrem

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Le wali de Béjaïa, Hamou Ahmed Touhami, s’est déplacé, hier, à la commune d’Ighrem, dans la daïra d’Akbou, pour la pose de la première pierre du projet de réalisation du lycée 800/200 avec demi-pension.

Néanmoins, cette visite  a été entachée par un incident qui a eu lieu, entre le maire d’Ighrem et les expropriés du terrain qui doit accueillir l’établissement. Par conséquent, le premier responsable de la willaya s’est abstenu de poser la première pierre, « je ne poserai pas cette pierre avant que le problème du terrain ne soit réglé », a-t-il dit à l’adresse de l’assistance composée, du maire, du chef daïra, du directeur de l’éducation, de certains héritiers du terrain en litige, ainsi que du directeur des domaines de la wilaya de Béjaïa. Ce dernier a, à la demande du wali, expliqué la nature juridique du litige : « Ce terrain est une propriété privée non cadastrée. On doit suivre toutes les procédures administratives et juridiques nécessaires, afin que les deux parties soient satisfaites. La réalisation du lycée entre dans le cadre de l’utilité publique. Donc, la procédure concerne une expropriation suivie d’une indemnisation », dira-t-il. De leur côté les héritiers de la famille Daoudeddine, munis d’un acte de succession de ce terrain, qualifient cette expropriation  d’ « illégale », n’exprimant que du « mépris » à leur égard : « ce terrain est notre unique gagne pain. Il fait vivre environs 50 personnes. Comment, du jour au lendemain, en sommes-nous privés, et cela sans nous en rendre compte ? », se sont-ils exclamés. Le terrain en question s’étend, selon nos sources, sur une superficie globale de près de 11 hectares. Le lycée projeté doit occuper une superficie de 1500m². Depuis quelques temps, le maire d’Ighrem est entré en conflit avec certaines personnes qui se disent héritières de ce terrain et qui refusent toute concession. Le P/APC aurait même été agressé physiquement par l’un des héritiers, la veille de la visite du wali. Ainsi et durant cette visite, Hamou Ahmed Touhami a insisté sur l’utilité de cet établissement scolaire pour l’ensemble de la région, un projet qui n’a été arraché qu’après beaucoup d’efforts : « Vous devez vous concerter afin que ce litige soit réglé avant la fin du mois d’août », conseillera-t-il, avant de menacer de « déplacer le projet ailleurs, dans d’autres communes », si le conflit perdurait encore.

Menad Chalal

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