FLN : Alors que plusieurs membres souhaitent la tenue d’une réunion du BP ce samedi – Le niet de Belayat

Décidément, le consensus est encore loin entre les deux camps qui se déchirent au FLN.

Pis, la crise a l’air de s’accentuer au sein du parti, avec d’un côté près d’une dizaine de membres du bureau politique menés par des ministres en exercice, et de l’autre Belayat, le coordinateur de la structure et ses partisans. Les premiers continuent à réclamer la tenue d’une réunion de tous les membres, pour discuter de la tenue d’un Comité Central et, enfin, parvenir à dégager un nouveau secrétaire général. Bélayat, lui, persiste à plaider pour le renvoi de l’échéance, sous prétexte qu’une réunion du Comité Central « dans les conditions actuelles, risquerait de compliquer plus encore la situation ». Pas plus loin qu’avant-hier, il réaffirmait, encore à travers un communiqué rendu public que «la tenue d’une réunion du Comité central du parti est tributaire de l’assainissement de la situation qui prévaut au sein de la direction». Pour l’heure, « la conjoncture, extrêmement sensible, que traverse le pays et celle qui prévaut dans les pays arabes et africains voisins nous imposent, en tant que parti, d’œuvrer pour la préservation de notre cohésion et de s’écarter autant que faire se peut des dissidences internes, lesquelles auraient un impact certain et palpable sur le déroulement des institutions de l’Etat». «Une réunion du CC tenue dans ces conditions serait un échec», a-t-il tranché. Réagissant à la tenue d’une réunion du bureau politique du FLN, M. Belayat a affirmé qu’« à aucun moment, je ne me suis opposé à la tenue d’une réunion du bureau politique. J’ai plutôt tenu compte de la volonté de certains frères des deux camps ». Dit de la sorte, Belayat tente visiblement de se placer à l’extérieur des deux camps engagés dans la bataille. Mais les partisans d’une convocation du bureau politique sont loin de le voir de cet œil. Ce qui explique, révèlent des sources, la détermination des Amar Tou, Tayeb Louh, Rachid Harraoubia et Abdelaziz Ziari, qui avaient déjà forcé la décision en allant se réunir au siège du parti, à appeler à la tenue d’un autre conclave pour ce samedi. Ils comptent bien adresser une convocation à Belayat. Ce dernier confirme, à demi mot, qu’il a bien eu vent de cette initiative qu’il s’empresse à noyer dans l’œuf : «Je ne vois pas d’inconvénient à la tenue d’une réunion regroupant des membres du bureau politique, pour peu que ces derniers procèdent à un échange de vues et d’idées concernant les affaires du parti, sans pour autant perdre de vue ou porter atteinte aux règles élémentaires régissant les réunions des instances officielles, à savoir l’existence d’une personne habilitée à convoquer, présider et proposer l’ordre du jour de cette instance», a-t-il poursuivi dans son communiqué. «Eu regard de l’absence de certains membres du bureau politique qui se trouvent actuellement à l’étranger, cette question sera tranchée après la fête de l’Aid, si la nécessité d’une réunion du bureau politique serait avérée», a-t-il ajouté. La sentence est donc tranchée. Et visiblement, Belayat tente désespérément de gagner du temps.

S. B.