Les travailleurs du secteur de la solidarité nationale et de la famille ont décidé de monter au créneau. En effet, le syndicat national des travailleurs de secteur de la solidarité nationale a brandit la menace de réinvestir le terrain de la protestation, dès la prochaine rentrée sociale pour exiger la régularisation de la situation socioprofessionnelle pour l’ensemble des corps du secteur. Cette entité syndicale a accordé au ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme un ultimatum jusqu’au mois de septembre prochain, pour amener cette dernière à revenir sur sa décision de gel des statuts particuliers des travailleurs du secteur. Une décision qui, selon le représentant de cette organisation syndicale, a lésé 20 000 travailleurs. La rencontre, tenue cette semaine, entre la section syndicale et le ministère de tutelle, était « sans résultat », selon les propos du représentant de ce syndicat. « Les assurances du ministère de tutelle ne nous ont pas convaincu étant donné que le statut particulier des travailleurs du secteur de la solidarité nationale est toujours bloqué au niveau de la direction générale de la fonction publique, depuis plus d’un an », a expliqué la même source. Ces travailleurs ont opté pour la reprise de la grève pour dénoncer le retard accusé par le ministère de tutelle pour l’intégration de pas moins de 4 251 contractuels. Dans leur requête, ces travailleurs réclament “ la révision du statut particulier, le droit des travailleurs à la promotion après dix ans de service, l’application de l’indemnité de soutien pédagogique qui a été réévaluée à 15%, avec effet rétroactif à partir du 1er janvier 2008, l’amélioration des conditions de travail et l’instauration d’une indemnité spécifique sectorielle comme ce fut le cas dans le secteur de l’éducation nationale”. Ces travailleurs demandent, également, la révision de la subvention de 10 % au profit des corps communs, avec rétroactivité depuis 2008, ainsi que l’accélération de la délivrance de la loi fondamentale et du système de compensation, modifiés et déposés au niveau de la fonction publique en date du 4 juillet 2012. « L’annulation de l’article 87 bis et l’application des procédures de la prise en charge du dossier de la médecine du travail, l’intégration de tous les contractuels et la révision du régime indemnitaire », figurent aussi dans la plate-forme de revendications des travailleurs du secteur de la solidarité nationale.
L. O. CH
