Vibrant hommage à Ali Laïmeche

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A l’initiative de l’association culturelle « Tharwa N’Laimeche », en collaboration avec l’APC de Tizi-Rached, l’Organisation nationale des moudjahiddine et celle des fils de Chahid, un vibrant hommage a été rendu au Chahid Ali Laimeche, dans le cadre de la commémoration du 67ème anniversaire de sa mort. Un programme riche et varié a été concocté pour l’occasion. Il s’est déroulé du 4 au 6 du mois en cours, au niveau de la bibliothèque communale de Tizi-Rached. Au menu, des conférences suivies de débats, des projections de films documentaires, des expositions, ainsi que des ventes dédicaces de livre et une cérémonie de remise de prix aux lauréats du BEM et du baccalauréat. Par ailleurs, des gerbes de fleurs ont été déposées, hier matin, sur sa tombe et au pied du monument qui lui est dédié à Tizi-Rached. S’en est suivie d’une prise de parole marquée par les témoignages sur le parcours de ce Chahid, mort à l’âge de 21 ans. Dans la soirée, une exposition de robes kabyles était proposée au public, en parallèle d’une vente dédicace assurée par plusieurs auteurs, notamment Yefsah, Merahi, Mariche et Adli. Par la suite, une cérémonie de remise de prix a été organisée en l’honneur des lauréats du BEM et du Baccalauréat. Tard dans la soirée, une série de témoignages a été animée par M. Lebbal, président de l’association organisatrice, ainsi que MM. Kroun, Aït-Ahmed et Dahlal. La soirée a été clôturée par la projection d’un film documentaire intitulé « La guerre d’Algérie ». Quant à la journée d’aujourd’hui, elle sera marquée, durant la soirée, par une exposition de robes kabyles et d’une vente dédicace. Il y aura également une conférence, suivie de débat, qui s’intitule « La guerre de libération comme aboutissement naturel du mouvement national ». Elle sera animée par Ouali Aït-Ahmed. Comme clôture, il y aura la projection du film documentaire de Mebarek Menad, titré « Concerto pour deux mémoires », suivi d’un débat. « Ce fut un grand homme. Ali Laimeche est un Chahid mort à la fleur de l’âge. J’ai eu la chance d’être l’un de ses élèves en tant que scout de 1944 jusqu’à sa mort. Il me vient à l’esprit la citation ‘’Alevadh yellah oulachith, Alvadh oulachith yella’’. Cette citation résume toute la quintessence de la vie et du combat de ce valeureux premier Chahid décédé il y a de cela 67 ans », dira M. Lebbal, président de l’association « Tharwa N’Laimeche ». Ali Laimeche est né le 14 juillet 1925 à Ichariouène dans la commune de Tizi-Rached. Il a fréquenté l’école primaire locale durant quatre ans puis le collège à Tizi-Ouzou où il fut immédiatement immergé dans le bouillon de culture nationaliste qu’abritait cette ville. Il commença le combat contre le colonialisme français à l’âge de 17 ans, embrassant la cause nationale en adhérant au Parti du peuple algérien (PPA). En 1942, il s’engagea dans la formation des scouts. En juin 1944, il mit en place la première structure des Scouts musulmans algériens (SMA), à Tizi-Rached. Vers septembre 1944, Laimeche qui s’apprêtait, les vacances terminées, à rejoindre le lycée à Alger, choisit pour le remplacer à la tête de la cellule scout  de Tizi-Rached l’un de ses éléments de confiance et des plus dynamiques, Khris Mohamed Arezki. C’est ainsi qu’il fera partie du groupe du lycée de Ben Aknoun, devenu une cellule estudiantine rattachée au PPA. Ali Laimeche avait composé plusieurs chants en langue amazighe, notamment Essalam ay idurar n tmurt-nnegh. C’est le 6 août 1946 que Laimeche rendra l’âme, des suites d’une paratyphoïde, au village d’Aït Zellal, sis dans la commune de Mekla.

       

 Samira Bouabdellah

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