La commune croule sous les ordures

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Le mois de Ramadhan a dévoilé certaines lacunes, dans la gestion de la collectivité dans la commune d’Aokas, qui se multiplieront avec l’arrivée des vacanciers qui commencent, d’ailleurs, à affluer depuis le deuxième jour de l’Aïd. Assoiffés durant presque tout le mois de Ramadhan, non seulement par la chaleur mais également et surtout par des coupures récurrentes d’eau, les habitants des différents quartiers de la commune étaient obligés de se déplacer en voiture pour s’approvisionner en eau à partir des fontaines publiques de Bourbiâa et Assif Issahlyen, situées dans la commune de Tizi N’Berber.  « Chaque jour, je fais la navette pour avoir de l’eau, car elle n’est disponible dans notre quartier que de 6 heures jusqu’à 8 heures », dira Saddek, un père de famille. L’eau, ce liquide précieux, est très mal gérée dans cette commune. La réalisation de simples retenues collinaires, au niveau des cascades d’Iouricen et autres villages d’Aït Bouïssi, aurait pu régler le problème, définitivement, au grand bonheur des habitants de la daïra d’Aokas.  Outre ce problème, il y a également celui des ordures qui jonchent tous les coins des rues. Les ruraux ramènent chaque matin et chaque soir, durant le Ramadhan particulièrement, leurs poubelles au dépotoir réservé aux habitants de la cité des 80 logements. « Notre cité est une sorte de poubelle communale », fulminera Kamel, un  habitant du quartier. Lors d’un entretien qu’il nous accordé il y a quelques semaines de cela, le maire de la localité a déclaré que le choix d’un site pour l’implantation d’un centre d’enfouissement technique a été fait, mais sa concrétisation n’est pas pour bientôt.  Une commune, qui croule sous les ordures et qui fait face à la rareté d’eau potable, ne peut se prévaloir d’être touristique et de pouvoir recevoir convenablement des vacanciers. En plus de ces tares, la station balnéaire d’Aokas possède un réseau routier au centre-ville des plus impraticables.  

A.Gana

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