Tension sur la rentrée scolaire

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Lassés d’attendre vainement la prise en charge de leur revendications, les directeurs et censeurs des établissements secondaires menacent de réinvestir le terrain de la protesta dès la prochaine rentrée scolaire. La commission nationale des proviseurs et censeurs des lycées convoquera, à cet effet, son conseil national, début septembre, pour réfléchir au mouvement de protestation à entreprendre. Le président de la commission nationale des directeurs et censeurs des lycées a affirmé la décision de renouer avec la protesta pour exiger du ministère de l’Education, qui s’est plongé dans un « mutisme » absolu, de prendre en charge leur plate-forme de revendications. « Nous allons reprendre la protesta pour faire pression sur le ministère de tutelle afin qu’il règle, définitivement, les problèmes des proviseurs et censeurs des lycées », a précisé M. Enoui Benbarghouth, contacté hier, au téléphone. «Le ministère de tutelle s’est engagé lors de notre dernière rencontre avec lui, à prendre en charge les préoccupations des directeurs et censeurs des lycées, mais rien de concret n’a été fait à présent », ajoute la même source. À l’origine de la grogne de cette catégorie spécifique de la famille éducative, le dernier statut particulier des travailleurs de l’éducation qui les classes à la même catégorie (16) que d’autres fonctionnaires, alors qu’ils assurent mensuellement bien plus de tâches (pédagogiques, administratives, financières et autres). Ce syndicaliste estime qu’« il est inadmissible que les premiers responsables des établissements scolaires soient classés à la catégorie 16, au même titre que les enseignants formateurs ». Sur cette dernière question, le président de la commission en question demande à leur tutelle à ce que les directeurs soient classés hors catégorie, étant donné que le statut accordé à ces derniers ne répond pas aux missions qui leur sont confiées. Les censeurs, quant à eux, revendiquent « leur classification à l’échelle 16 au lieu de 14 et leur promotion au poste d’inspecteur de l’éducation, comme le stipule l’article 174 du statut particulier des travailleurs de l’éducation».

L.O.CH

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