Tizi-Ouzou Les grevistes de la faim maintiennent leur mouvement – Le malaise perdure à Leader Meuble Taboukert

Les remous que connaît l’usine de fabrication de meubles «Leader Meuble» de Taboukert, dans la localité de Tizi Rached, sont toujours d’actualité.

Le collectif des travailleurs qui réclame la tenue d’une assemblée générale, campe sur cette revendication, prolongeant ainsi le mouvement de grève entamé le 11 août dernier. Une grève à laquelle se sont ralliés 19 travailleurs au niveau de l’usine, dont 5 sont en grève de la faim. Hier, la réunion tenue par les travailleurs mécontents avec les représentant de la Direction générale n’a pu aboutir à un accord entre les deux parties. Les manifestants sont sortis, décidés à poursuivre leur mouvement dans le but de faire aboutir leurs revendications. Ils exigent dans un premier temps la tenue d’une assemblée générale. En effet, un des grévistes, contacté au téléphone, nous dira : « selon les statuts syndicaux en vigueur, une assemblée générale doit se tenir tous les six mois. Mais la dernière AG s’est tenue le mois de septembre dernier, et depuis, plus rien », ajoutant que cette assemblée est réclamée afin de demander le bilan de la section syndicale de l’unité. Notre interlocuteur affirme que la plate-forme de revendications présentée lors du dernier mouvement de grève enclenché au sein de l’usine et qui a duré près de 50 jours n’a connu aucune suite, malgré les promesses de l’administration. Et c‘est pour cette raison, précisent les grévistes dans un document rendu public, que les revendications sont relancées. Dans ce même document, le collectif des travailleurs accable ses représentants syndicaux de tous les maux et problèmes dont souffrent l’usine et les travailleurs. Datant du 11 août dernier et signé par le délégué du personnel, D. Achar, les doléances sont longuement étalées sur le dit document. Les protestataires y affirment avoir été « trahis par la section syndicale et les délégués du personnel que nous avions malheureusement nous même installé ». Ils vont plus loin, parlant des avantages dont auraient bénéficié les représentants des travailleurs une fois désignés : « la majorité de ces délégués ont bénéficié de promotions, de régularisations et changements de postes, ainsi que de recrutements de leurs proches, en mettant en péril la stabilité de l’entreprise et en négligeant les vrais besoins en main-d’œuvre qualifiée dont l’entreprise a besoin », écrivent-ils. Une chose est sûre, les travailleurs sont décidés à maintenir la pression, affirmant aller jusqu’au bout de leur mouvement de grève jusqu’à satisfaction totale de leurs revendications.

Tassadit Ch.