Est-ce la fin du calvaire ?

Après une longue attente et de multiples promesses, les habitants de la cité Aradh-Salah dans la ville d’Aïn Bessem, située à 25 kilomètres à l’ouest de Bouira peuvent espérer que leur sempiternel problème puisse enfin connaître un dénouement. Force est de souligner que les 305 familles qui résident à la dite cité depuis les débuts des années 80 ont péniblement souffert du manque de commodités telles que l’électricité au début, l’absence des écoles de proximité et surtout le revêtement du réseau routier ; un problème qui persiste à ce jour. En effet, les chemins crevassés et poussiéreux sont source de nombreux désagréments que les citoyens et les automobilistes endurent depuis de longues années. En été c’est le calvaire, car en dépit des chaleurs suffocantes, les fenêtres restent fermées pour éviter ou tout simplement atténuer l’infiltration des vagues de poussière et leurs inconvénients notamment sur la santé des bébés et des vieilles personnes. Pendant l’hiver et dès l’avènement des premières pluies, le quartier Aradh-Salah se transforme en un gigantesque bourbier où il devient quasiment impossible de circuler sans mettre de bottes. Les lieux deviennent ainsi infréquentables et devant l’impraticabilité du réseau routier, même les taxis et les transporteurs publics refusent d’y accéder. On apprend néanmoins de la part des citoyens que dernièrement les autorités communales aont procédé à un affichage dans les lieux publics et à proximité des mosquées avisant » les habitants, de la relance des travaux de goudronnage dans la cité. L’APC qui compte démarrer ses chantiers dans quelques semaines tout au plus, sollicite les résidants à entreprendre et achever tous les travaux de conduites et d’embranchements non encore effectués. « Je n’y crois par trop. On nous a toujours bercé de promesses qui restent malheureusement sans lendemains. Les autorités parlent du début du mois de janvier prochain pour commencer les travaux. On attend et on verra bien si les responsables ont cessé de nous raconter des bobards ». Nous dit un jeune dudit quartier ayant participé il y a un an aux émeutes qui avaient secoué cette partie de la ville à l’effet de faire entendre la voix de la revendication. Le ras-le-bol des citoyens et les émeutes qui avaient éclaté à l’époque juste à la sortie de la cité Aradh-Salah avaient pour cause les multiples revendications soulevées vainement auprès des responsables de la ville et parmi lesquelles figurent en premier plan le problème du revêtement et de l’assainissement des routes.

Anis S.