Les nouveaux ouvriers de la commune de M’Kira, qui avaient eu la chance de voir enfin leur situation administrative régularisée, il ya sept mois, ne sont pas au bout de leurs peines.
En effet, ces travailleurs, dont la majorité sont des pères de familles, n’ont touché jusqu’à présent, aucun salaire alors qu’auparavant, malgré qu’ils étaient des contractuels, ils arrivaient, quand même, à avoir leur maigre paye à la fin de chaque mois. « Nous avons beaucoup espéré que nous serions régularisés avant la fête de l’Aïd et que les responsables vont faire tout leur possible pour que nous célébrions cette fête comme tout le monde, mais en vain. On était alors obligé de passer au plan B. L’endettement. On devait, quand même, acheter des habits et des jouets pour nos enfants qui attendaient impatiemment cette fête. Franchement, en ces jours-ci, subvenir aux besoins de la famille est devenu « mission impossible », vue la cherté de la vie», nous dirons ces ouvriers. Selon nos interlocuteurs, leurs confrères de la commune de Tizi-Gheniff ont été payés, à la veille de la fête de l’Aïd, mais après avoir protesté. Ils ont, en effet, cadenassé la mairie et pris en otage le responsable de la trésorerie intercommunale. « Nous sommes des ouvriers de la même daïra, de la même administration, avec les mêmes problèmes, pourtant il y eut deux poids, deux mesures. Les responsables concernés devraient avoir honte alors que nous gardons notre dignité même dans la misère », ajoutent nos interlocuteurs qui prennent encore leur mal en patience. Contactés à ce sujet, le premier magistrat de la commune de M’Kira, M. Amar Akrour, nous dira, pour sa part, que ces ouvriers seront régularisés dans les tous prochains jours.
Essaid Mouas

