A Boumerdès…

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En marge de la cérémonie d’ouverture de la nouvelle année judiciaire, le procureur général près la cour de Boumerdès et le président de la même instance ont successivement fait l’évaluation de l’exercice de l’année 2005 et celle des réformes engagées depuis plus de cinq ans par le ministère de tutelle.Le procureur général près la cour de Boumerdès, M. Medjereb Douadi, a indiqué que sur 37 835 affaires pénales inscrites, 34 589 ont été traitées durant cette année dont 90 % en moins de six mois. Le nombre d’affaires civiles programmées pour la même période s’élève, lui, à 14 983 dont 11 535 ont été traitées. L’exécution des jugements a atteint le taux de 95,18 %, a-t-on encore indiqué.Parlant des réformes, le président de la cour de Boumerdès, en l’occurrence M. Lamraoui a précisé que de gros efforts sont graduellement fournis par les pouvoirs publics pour adapter la jurisprudence algérienne aux conventions internationales relatives au respect des droits de l’homme. L’attention des pouvoirs publics est particulièrement accordée à la promotion des détenus.Selon les chiffres fournis hier par les deux principaux magistrats locaux, 2 807 détenus sur 3 727 ont bénéficié d’une formation professionnelle. Plus important encore, toujours durant l’année 2005, sur 544 candidats au bac, 234 ont été admis, et sur 525 candidats au BEF, 259 ont étéreçus.Le même bilan fait ressortir, par ailleurs, une augmentation de 50 % du nombre de magistrats au niveau national.Dans le cadre des réformes engagées par le ministère de tutelle, des cycles de formation ont été organisées à intervalles réguliers ces derniers mois, au profit de 551 magistrats. L’on précise également que 25 textes de lois — nouveaux textes ou complétant d’anciennes dispositions juridiques — ont été minutieusement étudiés au cours des journées de formation. Ouverture particulière sur la jurisprudence en matière foncière et maritime.La réforme judiciaire insiste sur la nécessité d’améliorer les conditions de vie en milieu carcéral.L’humanisation de celui-ci est un préalable à la réinsertion de l’individu dans sa société, une fois qu’il aura purgé, a-t-on expliqué en substance.Les progrès réalisés par le secteur en question sont ressentis dans la vie quotidienne, ajoute-t-on, en prenant l’exemple de la modernisation des moyens ayant permis l’amélioration des rapports entre l’administration judiciaire et le citoyen. On délivre maintenant le casier judiciaire en moins de deux heures alors que naguère la procédure durait une semaine…

Salim Haddou

…A Béjaïa…C’est devant un aréopage constitué des autorités civiles, avec à leur tête, M. le wali et militaires et de tous ceux qui gravitent autour de l’institution judiciaire que s’est ouverte, hier, l’année judiciaire 2005/2006.La cérémonie orchestrée par le président de la cour de Bgayet, M. Aïssa Fodil a été marquée par les interventions courtes et concises de, respectivement le greffier en chef M. Drici Abdelaziz et du procureur général M. Lazizi Mohamed Tayeb. Tous deux ont sollicité la proclamation de l’ouverture officielle de l’année judiciaire.Le président de la cour, dans son intervention s’est longuement étalé sur l’état des lieux de la “maison justice” et des nombreux changements qui y sont intervenus depuis l’entame en 1999 de la réforme judiciaire. Plaidant la cause d’une justice fiable, efficiente et équitable, M. Aïssa Fodil s’est apesanti sur la nécessité du respect des procédures et, l’obligation de l’application des décisions de justice seuls garants d’une justice…juste et du respect des droits de l’homme. Puis, après un hommage appuyé à ceux qui par leur travail quotidien, dont le moins que l’on puisse dire est qu’il est ingrat car en dehors des feux de la rampe, le président de la cour de Bgayet a proclamé l’ouverture officielle de l’année judiciaire 2005/2006.

M.R

… à Tizi Ouzou…

A l’instar des autres wilayas du pays, l’année judiciaire 2005/2006 a été officiellement ouverte à la cour de Tizi Ouzou. le procureur général près la cour a brossé un tableau général de la situation du secteur de la justice dans la wilaya, en rappelant que durant la session précédentes. Le procureur général de Tizi a en outre mis en exergue le rôle important de la modernisation du secteur, actuellement en cours, notamment l’introduction de l’informatique dans l’établissement des casiers judiciaires. Ce document peut désormais être établi en quelques minutes.En outre, le président de la cour a insisté, de son côté sur l’amélioration des conditions de détention des prisonniers.En outre, il a mis l’accent sur la réforme du secteur de la justice.

A. M.

…Et à Bouira

C’est hier matin, au niveau de la cour de Bouira que s’est déroulée l’ouverture de l’année judiciaire 2005-2006 en présence du wali et de son protocole. Après le discours de bienvenue habituel à l’assistance, la présidente de la cour a rappelé deux événements importants qui ont marqué l’année écoulée. Le premier fait est l’installation du conseil supérieur des magistrats pour leur donner plus d’autonomie et leur éviter d’éventuelles pressions extérieures, et le deuxième selon l’oratrice, est la conférence nationale sur la justice qui s’est déroulée les 28 et 29 mars 2005. La présidente soulignera que les multiples changements et les mutations sociales sont à l’origine des décisions prises par le secteur de la justice, notamment celles concernant une formation en France, en Belgique et aux Etats-Unis des magistrats. Egalement abordée, la réforme des maisons d’arrêt pour permettre une meilleure réinsertion aux détenus.

B. B.

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