Au chef-lieu communal d’Aït R’zine, il faut se lever tôt pour se procurer du pain. Car cette denrée devient très rare avant midi même ! Il n’y a que deux boulangeries, dans ce grand village, qui sont en activité. Et ces dernières sont loin de répondre à la demande croissante de la population. Ces commerces ferment vers 11h, juste après avoir écoulé tout leur quota quotidien de baguettes de pain, lequel demeure insuffisant ! Si vous vous retrouviez à Guendouz, un après-midi, il est inutile de chercher à acheter du pain, car vous n’en trouverez pas. Même dans les commerces de l’alimentation générale, ce produit de première nécessité s’arrache plus vite dés qu’il est mis dans les corbeilles ! Des habitants se voient obligés de se déplacer jusqu’à la boulangerie d’Allaghane, à 4 kms en bas, pour se procurer du pain. Car celle-ci produit du pain à longueur de journée. Comme témoignera ce vieux interrogé sur ce problème : « J’ai dû me déplacer jusqu’à Allaghane pour acheter un peu de pain. Ici il n’y en a plus (Guendouz, ndlr) ! ». Toutefois, il n’en demeure pas moins que les ménages se rabattent, faute de pain, sur le pain fait maison, appelé communément aghroum, afin de satisfaire la demande de toute la famille.
Syphax Y.
