Draâ El Mizan – Les habitants de la cité 200 lgts ferment les RN 25 et 30

Les habitants de la cité dite des 200 logements, constituée de trois tours de huit étages chacune, ont procédé à la fermeture des importants axes routiers passant par Draâ El Mizan, à savoir les RN 25 et 30, pour attirer l’attention de tous les responsables sur les problèmes touchant leur cadre de vie.

En effet, c’est dans l’après-midi de la journée de dimanche passé à 17 heures, que des groupes de jeunes et moins jeunes, venant de la cité des 200 lgts, commencèrent à arriver à proximité de la station de service Naftal pour y déposer des pneus, des pierres, des troncs d’arbre ainsi qu’un rouleau de treillis soudé qui servira à barrer complètement les deux voies de la route. Peu après, de grosses fumées envahirent les alentours alors que la circulation est interrompue, obligeant notamment les gros camions chargés à remonter la pente, marche arrière, sur plus d’une centaine de mètres. D’autres jeunes se rendirent, ensuite, au carrefour des RN 25 et 30, situé au nord-est de l’agglomération pour y installer d’autres obstacles, afin d’empêcher les usagers venant de Tizi-Ouzou et de Boghni d’entrer à la ville. Sur place, les citoyens rencontrés déclarent tous la même chose. Leur ras-le-bol quant au mépris des autorités et de tous les responsables concernés à leur égard. Ils se considèrent comme étant des démunis au moment où les citoyens des cités limitrophes sont mieux considérés. « Depuis que nous sommes ici, rien n’a été fait pour la cité malgré nos multiples démarches. Personne ne veut nous écouter », disent-ils avant de citer le cas de ce projet de réalisation d’un voile sur le talus longeant la cité sur plus d’une centaine de mètres. « Notre cité avait bénéficié du même voile que les autres cités d’en bas. Comment se fait-il que les autres voiles ont été réalisés dans les normes alors que le nôtre n’a pas été achevé. Pis encore, il a été réalisé sans ferraillage et avec une petite hauteur, sans aucune esthétique. Où est passée son enveloppe ? », nous lancent-ils. Par ailleurs, l’autre grief retenu contre les responsables concernés est celui de l’état lamentable des trois cours des bâtiments qui n’avait pas été réhabilitées jusqu’à ce jour. « Elles deviennent de vrais lacs à chaque chute de pluie », affirment-ils. En outre, nos interlocuteurs citent le cas d’une quinzaine de familles qui s’entassent dans de minuscules F2 qui sont mal accueillis, à chaque fois, par les différentes administrations qu’elles sollicitent pour une éventuelle prise en charge de leurs revendications. « Il y a, au moins, quinze familles qui vivent dans ces petites cages. Des familles, nombreuses, de dix membres, voire plus. A présent, elles ne savent pas à qui s’adresser pour résoudre leurs problèmes », nous déclarent nos interlocuteurs. Signalons que les protestataires, qui commencèrent à rentrer chez eux à partir de minuit, avaient repris la même action dès le lever du jour. « Nous exigeons la présence des responsables de la wilaya, car les autorités locales ne peuvent rien faire pour nous », insistent les protestataires.

Essaïd Mouas