Les handicapés de Larbâa Nath Irathen vivent dans des conditions difficiles.
Leurs familles et l’association des handicapés de la localité en question ont lancé un appel de détresse auprès des responsables locaux dans l’espoir d’une éventuelle intervention qui soulagera cette frange de la société. « Nous avons frappé à toutes les portes, mais en vain. Mon fils est un handicapé physique. Il a souvent besoin d’une personne qui l’aide. Ce qui m’a obligée à démissionner de mon travail pour être à côté de lui. C’est vrai, la petite bourse de mon mari ne peut pas couvrir tous nos besoins, mais je n’ai pas le choix. L’aide misérable que l’état nous offre est insuffisante aussi. Le manque de moyens et de matériels est criant dans cette localité. Heureusement qu’il y a des âmes charitables qui apaisent, un tant soit peu, notre calvaire», dira une mère d’un handicapé. Les handicapés de ladite localité n’ont pas perçu leurs aides du mois de décembre dernier, apprend-on. « Nous touchons une aide de 4 000 dinars par mois. Elle est insuffisante vu nos besoins. De plus, on fait de grands retards pour nous la verser. M. Abdelmeziam Achour, président par intérim de l’association des handicapées, dans la daïra de Larbâa Nath Irathen, dira : « Les handicapés de la région souffrent du manque de moyens et de soutien de la part des responsables. La présence des personnes handicapées dans le monde du travail est quasi nulle. Pourtant, selon la loi, « tout employeur doit consacrer, au moins, 01% des postes de travail à ces personnes. Dans le cas contraire, il est tenu de s’acquitter d’une contribution financière, dont la valeur sera fixée par voie règlementaire, versée dans le compte d’un fond spéciale de finance des personnes handicapées ». Selon notre interlocuteur, cette loi ne serait « pas respectée, ni par les entreprises étatiques, ni par les entreprises privées. ».
Youcef Ziad

