Alerte à la pollution dans le chef-lieu

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Le collectif des associations de la commune de Béjaïa tire la sonnette d’alarme sur la pollution de l’air dans la ville et adresse une lettre au P/APC pour demander la mise en place d’une station de mesure de la qualité de l’air.

Le collectif, composé de 11 associations dont celle des pneumo-phtisiologues de Béjaïa, estime que cet instrument est une nécessité et ce, conformément au décret exécutif n°06-138 du 15 avril 2006, réglementant l’émission dans l’atmosphère de gaz, fumées, vapeurs, particules liquides ou solides, ainsi que les conditions dans lesquelles s’exercent leur contrôle. La station en question doit être, selon le collectif, « équipée d’un ou de plusieurs analyseurs mesurant en continu et de manière automatique les polluants réglementés gazeux (NO, NO2, SO2, O3, CO, C6H6) et particules (PM10, PM2.5) », lit-on sur la lettre du collectif dont nous détenons une copie. La nécessité de la dotation du chef-lieu de la wilaya de cet ensemble d’appareils, estime le collectif, réside dans le fait que la pollution de l’air est de plus en plus perceptible, même à l’œil nu, surtout durant la saison chaude. Cela est causé en grande partie, par les échappements des milliers de voitures et les usines qui se sont installées au cœur de la ville. Cette station viendrait, donc, mesurer le taux de pollution afin de mieux contrôler les différents rejets de gaz toxiques, notamment ceux des usines, et ce, en vertu de l’article 4 du décret précité qui stipule que : « les services habilités en la matière effectuent des contrôles périodiques et/ou inopinés des rejets atmosphériques visant à s’assurer de leur conformité aux valeurs limites fixées par le présent décret ». Cela permettra d’avoir des résultats scientifiques fiables et qui seront par la suite communiqués aux citoyens, d’autant plus, le collectif considère que « les citoyens de Béjaïa suspectent la pollution de l’air comme responsable de ces maladies respiratoires, comme l’asthme, angines ou insuffisances respiratoire ou bronchiolite », a-t-il écrit dans la lettre. Par ailleurs, le collectif a la grande conviction que cette station contribuera à la diminution du taux de pollution, de même qu’elle contribuera à rehausser l’espérance de vie de 15%.  

M. H. khodja.

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