Triés sur le volet, dans la foulée du 5ème congrès, les membres du Conseil national du FFS n’auront, pour résumer, qu’à entériner la décision péremptoire que prendra le président d’honneur du parti, M. Hocine Aït Ahmed.
La décision du Front des forces socialistes, quant à sa participation ou non à la prochaine élection présidentielle, sera connue cette semaine, à la faveur de la tenue du Conseil national du parti, à Alger. Attendu sur ce point, lors de son discours inaugural de l’université d’été le premier secrétaire national du FFS, Ahmed Betatache, a tout simplement fait l’impasse sur la question, axant son discours sur « la conjoncture difficile que traverse le pays ». « Au jour d’aujourd’hui, le parti n’a pas encore tranché. C’est au Conseil national du parti, qui se réunira cette semaine, de se prononcer sur la participation du FFS ou non à la prochaine présidentielle », a déclaré Ahmed Betatache à la presse. Triés sur le volet, dans la foulée du 5ème congrès, les membres du Conseil national du FFS n’auront, pour résumer, qu’à entériner la décision péremptoire que prendra le président d’honneur du parti, M. Hocine Aït Ahmed. D’autant plus que les cadres du parti, proches de la direction d’avant le 5ème congrès du FFS, ont tout fait pour étouffer, dans l’œuf, toute voix discordante au sein du plus vieux parti d’opposition, élargissant davantage le fossé qui sépare la base des instances nationales du parti. Quoi qu’il en soit, le FFS tente ces derniers mois de se refaire une image après cinquante ans de faux-fuyants.
F. A. B.

