17 mars, fête de l’Internet

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Surfer sur le Net est devenu un acte intégré dans la vie quotidienne. Jeunes et moins jeunes fréquentent les cybercafés et les abonnés connectés à Internet à partir de leur domicile se font de plus en plus nombreux. De par les multiples services qu’il offre, Internet envahit l’espace et le temps, les cybers poussent comme des champignons. Même dans les bourgades, il y a toujours de tels lieux, bien entendu en nombre très limité. Dans les grandes villes de la wilaya de Béjaïa, ils pullulent. A Akbou, seconde ville de ce département, il n’y a pas de quartier où il n’en n’existe pas parfois même en triplés ou en quadruplés. L’âge et la fonction des usagers diffèrent et dépendent des moments de la journée. Certains préfèrent la soirée et même tard dans la nuit. Les écoliers (ils y vont aussi) et les scolarisés en général préfèrent les fins de journées ou les week-ends. Une préférence dictée par les contraintes de leurs emplois du temps. Ceux-ci sont nombreux à nous dire qu’ils s’y rendent surtout pour la documentation (qu’ils appellent dans leur jargon “La Doc”). Quand les collégiens s’y mettent, avec Internet, le monde est effectivement petit. Leurs aînés, les lycéens, tout en partageant “ces goûts”, on peut aussi trouver des motivations les attirant en ces lieux. Des lieux tellement prisés par cette populations juvénile que la nécessité de connecter leurs établissements (collèges et lycées) sur Internet. Dans un cyber d’Akbou, un internaute particulier attire notre attention. Pas plus haut que 3 pommes, le gamin apparemment à peine âgé de 5 ans (même pas, nous précise-t-il. Il lui en manque encore 2 mois) a posé sa menotte sur la souris qu’il manipule merveilleusement bien. Les yeux rivés sur l’écran du PC, Yahia Y. nous montre ce qu’il venait de réaliser : un dessin superbe. Pour l’adorable frimousse, le cyber se résume au crayon, la gomme et les couleurs qui lui offre le micro et aussi y introduire les CD Internet ? Connais pas ! Il aura bien le temps de le découvrir. Un propriétaire d’un cyber nous résume le monde de l’Internet ainsi : “C’est un moyen de communication d’abord. Indispensable, car étant informaticien, j’en ressens vivement le besoin. Si on n’évolue pas, on régresse (évolution des technologies). Et toute cette documentation qu’on peut prendre gratuitement, télécharger et prendre chez soi”. Concernant la clientèle, c’est indépendamment du sexe et de l’âge; Les envies, les penchants diffèrent du lycéen à l’étudiant, du désœuvré au fonctionnaire, précise-t-il. Les systèmes avec lequels travaillent les propriétaires de cybers sont différents. Linux (open source) par exemple, permettant de télécharger gratuitement des logiciels. Les grands jeunes et les adultes ont un penchant pour les connaissances, les groupes de paroles… Ils se lient même d’amitié avec leurs semblables à travers les quatre points cardinaux du globe terrestre et certains sans même allés jusqu’à trouver l’âme sœur, parfois, voire souvent, par intérêt où des mariages se font de plus en plus nombreux par le Net. Surfer, naviguer dans le monde magique du Net est captivant et ce n’est pas tout le monde qui peut se le permettre chez soi. Les cybers sont alors là. Les enseignes sont nombreuses à signaler leur présence dans les coins où ils sont implantés. Mais il est bien dommage que de tels lieux se transforment, peu à peu, pour certains pour des gîtes de “rencontre” pour des couples peu soucieux du savoir-vivre en société mais faisant dans l’atteinte à la pudeur.

Taos Yettou

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