Ce n’est donc qu’au début de cette semaine que le service social de la commune de M’Kira a pu commencer la distribution de couffins alimentaires aux nécessiteux, prévue normalement pour le début du Ramadhan.
«Vendredi dernier, nous avons commencé à remettre les colis alimentaires aux familles nécessiteuses, inscrites sur nos listes. Leur nombre est 1200. Nous avons commencé la distribution dans les villages situés à l’extrémité Ouest de la localité à savoir, Aït Ouakli, Boughzal, Idouchouthène, Tamdikt ainsi que plusieurs hameaux », nous déclare M. Meziane Hassini, l’élu chargé du social. Concernant cet énorme retard dans l’exécution de l’opération, M. Meziane Hassini, après insistance de notre part, finira par nous dire : « Comme vous l’avez rapporté dans plusieurs de vos éditions, les multiples problèmes auxquels a été confrontée l’APC ne nous incombaient pas. Bien avant le début du mois de Ramadhan, le maire, M. Amar Akrour, nous avait réunis pour prendre toutes les dispositions et pour mettre tout en œuvre pour la réussite de cette opération qui revêtait une importance particulière pour lui. Ainsi, il a été décidé de débloquer 150 millions de centimes, soit trente millions de plus que l’année dernière, et cela sans attendre les aides des autres parties concernées », nous confie notre interlocuteur. Il ajoutera cependant qu’avant le lancement de l’opération, de nouvelles restrictions sont intervenues, à savoir qu’il fallait non seulement avoir l’aval du contrôleur financier mais qu’il fallait également lancer les soumissions, ce qui exigeait beaucoup de temps. En plus, certains villageois avaient attendu ce moment-là pour procéder à des actions de protestation, en fermant le siège de l’APC pour plusieurs jours. « Néanmoins, avec toutes ces pressions, nous avions décidé de nous rapprocher de nos administrés, concernés par cette opération, en leur expliquant tout et en leur demandant d’être patients. Et le résultat est là. N’en déplaise à nos détracteurs. Il faut qu’ils sachent qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire », conclut notre interlocuteur.
Essaïd Mouas

