D’après des membres des associations Les Aiguades et Les Amis du Gouraya, les gardiens de parkings autorisés perçoivent des sommes astronomiques grâce aux recettes qui se chiffrent à des milliards annuellement. Certains peuvent faire une recette mensuelle dépassant les 500. 000 DA durant la période estivale, à l’exemple du parking de Gouraya, le plus important en termes d’espace. Il a une capacité d’accueil de 60 véhicules, sans bien sûr compter le site des Aiguades où des carrés réservés à l’APC et aux services de sécurité sont intégrés dans l’offre du stationnement payant. Les véhicules quittent le site au bout de quelques minutes pour céder la place à d’autres. En effectuant un simple calcul d’écolier : 200 véhicules à raison de 50 da l’unité cela fait une recette journalière de 10. 000 DA. Et pour le mois ? Les espèces sonnantes et trébuchantes peuvent dépasser largement les 300. 000 DA. Une vraie fortune sur les dos des automobilistes. Contre quelle redevance ? …2000 DA le mois. C’est la taxe que doit acquitter l’exploitant du parking comme stipulé dans l’arrêté du P/APC, dont nous détenons une copie. Il est évident que cette prérogative s’avère être un moyen efficace pour les élus afin de s’assurer des voix d’électeurs qui ne se font pas prier pour renvoyer l’ascenseur à ceux qui les enrichissent. Combien de parkings payants autorisés à Béjaïa ville ? Officiellement, ils sont trente-deux. En réalité ils sont plusieurs dizaines « tolérés. »
B. R.
