Malgré les efforts déployés par les municipalités, à l’image de Blanche Algérie et l’opération «commune et village les plus propres» lancées par l’assemblée populaire de wilaya, l’environnement continue de subir des agressions et c’est tout le système écologique qui en prend un sacré coup, notamment au sud de la wilaya
En effet, de Béni Douala à Maâtkas en passant par Ouadhias, Tizi Ntléta, Mechtras, Boghni et Souk El Tenine, la nature crie à gorge déployée sa détresse. L’environnement est si dégradé que cela saute aux yeux du premier venu. Les opérations lancées par les APC, Blanche Algérie, l’APW et les associations, à caractère environnementales, ne sont finalement pas venues à bout des ordures ménagères et des déchets qui jonchent les abords des routes. En effet, en prenant la route longeant le barrage de Taksebt, dans la commune de Béni Douala, vers le chef-lieu de la commune des Ouadhias, le constat n’est pas reluisant. Les emballages, les bouteilles vides et les sachets en plastique jonchent les accotements des routes. Le barrage de Taksebt, lui aussi, n’est pas épargné. Les vendeurs illicites de boissons alcoolisées et les consommateurs ne se gênent pas de jeter leurs bouteilles et canettes dans les eaux du barrage. Pour s’en rendre compte, il suffit juste d’effectuer une petite virée sur les lieux. À Ouadhias, le constat n’est pas meilleur. En montant vers le village de Tagmount El Djedid, la décharge sauvage, pourtant fermée, déborde et occupe la chaussée. Pendant ce temps, le fameux projet d’ovoïde et de décharge contrôlée des Ouadhias sont toujours bloqués. Même topo à Tizi N’Tléta. Les incivilités sont monnaie courante. Le ramassage des ordures ménagères reste insuffisant puisque il ne se fait qu’une seule fois par semaine. Les animaux errants font la sale besogne en éventrant les sachet et en éparpillant leurs contenus aux quatre coins. À Tizgui, entre Tizi N’Tléta et Béni Douala, la décharge sauvage regorge de détritus et donne une image hideuse à toute la région. En prenant le chemin de wilaya CW 147 à partir de Mechtras vers Maâtkas, le constat est simplement catastrophique. Les ordures ont rajouté à la tristesse des lieux leurs touches tragiques. L’ex décharge communale de Souk El Tenine, pourtant fermée depuis des années, a réduit de moitié la largesse du chemin. Les panneaux affichant « décharge interdite » ne protègent pas la nature. À Maâtkas aussi la donnée est la même. Les rejets anarchiques sont légions. Les décharges sauvages foisonnent. Les beaux sites et les sublimes paysages de toute la région sont mis à mal par le comportement irresponsable des hommes. Pourtant, les APC ont nettoyé les abords des routes, il n y a pas si longtemps. Algérie blanche a fait de même, il y a moins de deux mois. L’APW a lancé l’opération « Commune et village les plus propres ». Les associations à caractère environnemental ont lancé un cri de détresse lors de l’éco carnaval des Ouadhias. Toutes ses opérations n’ont pas finalement servi à grand-chose. Les ruelles, à peine nettoyées, ont fini par retrouver leur état initial. Les rejets via les fenêtres des voitures, des camions persistent. En final, tant que l’incivisme perdure, l’environnement continuera de subir des agressions à répétition. L’intégration du volet environnement dans le système éducatif permettrait peut-être de mieux initier le citoyen de demain sur la préservation de la nature.
Hocine T.

