Décidément, les journées passent en s’empirant pour les protégés du coach, Noureddine Saadi, qui ont reçu une déculottée mémorable (0-5), avant-hier soir, au stade du 08 mai 1945 de Sétif, en match de mise à jour du calendrier, en faisant par la même, les frais du réveil brutal de l’Aigle noir. Cela dit, les camarades de Karaoui, qui ont consommé samedi passé leur élimination en coupe de la CAF, se sont ainsi révoltés de la plus belle des manières en se baladant comme à l’entraînement, face à un adversaire n’étant que l’ombre de lui-même tout au long des 90’ de jeu, malgré les changements opérés par le coach Béjaoui en faisant appel aux services des Bouziani, Belgherbi et autres Hamouche dans l’espoir de secouer sa ligne offensive qui, faut-il le rappeler, était plutôt le secteur le plus décrié avant cette rencontre. Hélas, le technicien Béjaoui qui a déclaré en fin de match, ne pas s’attendre à une telle correction de son team, a eu encore une fois à vérifier toute l’inaptitude de son équipe à prendre son envol dans ce présent championnat où seulement trois points ont été engrangés jusque-là par les partenaires de Zafour sur les 15 possibles. Pourtant, avant-hier face aux Sétifiens, nombre de supporters Béjaouis, notamment ceux ayant effectué le déplacement dans la ville d’Ain El Fouara pour soutenir leurs protégés et les encourager à réaliser le déclic tant souhaité ont vite fait de se rendre à l’évidence que finalement le mal de leur équipe favorite est plus profond qu’on le pensait, et que cette situation d’urgence nécessite une thérapie de choc de la part de la direction du club. Sinon comment expliquer la nonchalance ou encore ce manque de motivation pour le moins bizarre des joueurs Béjaouis devant les Sétifiens qui n’ont éprouvé aucune résistance de la part de leurs vis-à-vis pour leur implanter avec une facilité déconcertante cinq banderilles qui resteront à jamais gravées dans les annales du club phare de la Soummam. Cela étant dit, une telle débâcle des équipiers de Zidane Mebarakou face à l’ESS, fera certainement des vagues dans la maison Béjaouie. Et le derby Kabylo-Kabyle, de ce week-end, face à la JSK à Tizi-Ouzou, tombe vraiment comme un cheveu dans la soupe pour la formation chère à Boualem Tiab, qui aura encore du mal à se remettre de sa déroute Sétifienne, d’ici là. En outre, les plus pessimistes des supporters du club craignent encore pour leur équipe fétiche qui pourrait encore « chavirer » du côté de la ville des genêts face à des Kabyles avides de rachat devant leurs fans, après, notamment, leur première défaite de la saison face au CRB (0-1).
Saadi, «Je ne m’attendais pas à un tel scénario»
Commentant le résultat de la rencontre, d’avant d’hier face à l’ESS, le coach Béjaoui, Noureddine Saadi, dira en substance : « Franchement, je ne m’attendais pas à ce que nous perdions par un tel score, vu que mon équipe a fourni auparavant une bonne prestation face au CABBA en dépit du score de parité. Hélas, cela s’est passé aussi devant un adversaire ayant sorti le grand jeu et qui en voulait terriblement ». En outre, et comme pour relativiser les choses devant l’ampleur d’une telle défaite et les conséquences qui pourront en découler, le technicien Béjaoui assis, désormais, sur du charbons ardents, rappellera que même la formation Anglaise de MU avait perdu, le week-end passé par quatre buts à zéro. Abordant enfin son avenir à la tête de la barre technique de la JSMB, Saadi précisera que son sort est lié directement à la direction du club qui détient le pouvoir de décision. Voilà donc qui est clair.
Le bus des joueurs caillassé
En effet, la délégation Béjaouie qui était de retour de Sétif, juste après le match de retard face à l’ESS, a été surprise par un groupuscule de supporters du club qui lui tendait un guet-apen au niveau du campus universitaire d’Aboudaou. Selon les informations en notre possession, certains joueurs auraient été blessés légèrement au cours de cette embuscade tendue, en pleine nuit, suite à la cinglante défaite (0-5) essuyée par Zafour and Co à Sétif. Selon nos sources, des ultras du club auraient même tenté d’accéder sur le terrain du 8 mai 1945 au moment où les locaux ont inscrit le quatrième but de la rencontre. Mais seulement, ils étaient empêchés d’y accéder par le service d’ordre.
B.Ouari
