Lancée en 2000 par l’Organisation des Nations unies, le projet Objectifs du millénaire, en abréviation, ODM, se proposait et se propose toujours de réduire la pauvreté et d’œuvrer pour l’avènement d’un monde meilleur. Il s’agit de réduire la famine, d’assurer la scolarité de tous les enfants, de lutter contre le chômage ou les inégalités au travail entre les hommes et les femmes, de freiner la propagation du sida… Bref, il s’agit de combattre les fléaux qui minent une grande partie du monde et freinent son développement. De nombreux chefs d’Etat, dont le président de la République, s’étaient entendus en septembre dernier, à New York, sur ce projet, s’engageant à œuvrer pour la réalisation des objectifs. La table ronde régionale (Afrique) organisée ce 26 novembre à Alger, sous le thème ‘’les OMD, la voie de l’appropriation collective par le biais du savoir et de la connaissance » précède la rencontre de Brasilia au cours de laquelle seront discutés, sur une plus large échelle, les OMD, ainsi que les moyens de les atteindre. Ce projet de grande envergure, qui soulève l’espoir de millions d’hommes confrontés à la misère et la précarité, connaît aujourd’hui des problèmes dans sa réalisation. La faute incombe en partie aux lenteurs des pays engagés dans le processus mais aussi à l’absence de la solidarité internationale, notamment le concours des pays riches, peu enclins à aider les pays pauvres à combattre la misère. Quant à l’Afrique, objet de la réunion d’Alger, on ne cesse de souligner l’aggravation de sa situation, due aux conflits mais aussi à la mauvaise gestion des ressources.
S. Aït Larba
