Une fondation au nom de Mustapha Bacha

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Les membres de la famille du militant kabyle, feu Mustapha Bacha, prévoient de tenir, aujourd’hui à partir de 13h, une assemblée générale constitutive, au niveau de la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou pour mettre sur pied, 19 ans après sa disparition, une fondation qui portera le nom du défunt, précise un communiqué rendu public.

Les rédacteurs du document indiquent que l’invitation est ouverte à l’ensemble des amis, camarades de lutte et compagnons de Mustapha, l’une des icônes du combat démocratique en Algérie. Il est né le 27 juillet 1956, à Tassaft Ouguemoun, un petit village de l’âarch Ath Boudrar où il a fait l’école primaire avant de continuer ses études moyennes à l’école des pères blancs à Béni-Yenni, puis les études secondaires au lycée « Amirouche » de Tizi-Ouzou où il a obtenu son baccalauréat en 1978-79. Par la suite, il s’est inscrit à la faculté des sciences économiques où il a créé un collectif culturel qui servira de cadre d’expression à toutes les compétences existantes au sein de la Fac tout en étant le principal animateur. C’est ainsi qu’il a drainé et mobilisé un bon nombre de ses camarades pour participer à la marche du 7 Avril 1980 à Alger. Lors de cette marche, Mustapha et vingt-trois autres de ses camarades furent arrêtés et jetés à la prison de Berouaghia où ils ont passé trois mois, avant d’être libérés, suite à une grâce présidentielle. Il sera, par la suite, l’un des organisateurs du séminaire de «Yakourène», en août 1980, dont les travaux tournés pour la première fois, autour de la revendication culturelle berbère dans le cadre national algérien. En 1981, à l’occasion de la journée nationale de l’étudiant, il a été une fois de plus, interpellé et envoyé en prison pour une durée d’une année. En 1982, il était déjà militant du Groupe communiste révolutionnaire (GCRC) où il resta jusqu’en 1987 pour, ensuite, entrer dans l’organisation révolutionnaire des travailleurs (ORT). Le 10 février 1989, ce fut Mustapha qui annonça officiellement, à 4h10 du matin, la création du RCD, issu des assises du MCB. De plus, Mustapha Bacha était le porte-parole officiel lors du congrès extraordinaire du RCD tenu, en 1991, à la Coupole du 5-Juillet. En 1992, il a été nommé président du bureau régional de Tizi-Ouzou. Ensuite, celui d’Alger en novembre 1993. C’est aussi lui qui initia la conférence des cadres du parti. Il est l’auteur de la citation : « Mieux vaut une poignée d’abeilles qu’un panier de mouches ». Il a décédé le lundi 8 août 1994.

Samira Bouabdellah

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