La célébration de l’Aïd du sacrifice est une saignée de plus pour les ménages qui doivent faire face, comme chaque année, aux multiples dépenses que cette fête impose.
Cette année encore, c’est bien évidemment le mouton qui fait le plus parler de lui. Depuis des semaines, le prix moyen ne descend plus en dessous de 35 mille dinars, voire 40 mille dans certaines localités de la région. L’acquisition du moindre mouton est d’ailleurs devenue un luxe que ne peuvent se permettre les petites bourses, ni même les moyennes. Et c’est pour cette raison que de plus en plus de familles, et de villages, optent pour Timechret. Une ancienne tradition dans la région qui consiste en l’achat collectif d’un veau, ou même plusieurs, pour le rite sacrificiel. Une façon de s’acquitter du devoir religieux, sans pour autant être pris à la gorge par une dépense des plus disproportionnées. « Si l’on fait ses comptes, cela reviendrait à payer le kilo de viande de mouton à près de 4 000 DA ou plus », disent certains citoyens. Ceci dit, le kilo de la viande de mouton était affiché hier, aux alentours des 1 400 dinars le kilo dans les boucheries du chef-lieu. La viande de veau coûtait, quant à elle, 950 dinars. Une autre raison pour se rabattre sur la viande bovine. Par ailleurs, et toujours en cette veille de l’Aïd, tous les commerces semblent s’être donné le mot pour revoir leurs prix à la hausse. Des vêtements, aux fruits et légumes, en passant par les gâteaux traditionnels, tout est monté en flèche. Chose qui, pourtant, ne dissuade pas les consommateurs de dépenser. Les boutiques de vêtements du chef-lieu de la wilaya étaient carrément prises d’assaut. Tous les magasins se sont renforcés en vendeurs. L’Aïd est également synonyme de gâteaux et friandises. Et de plus en plus de ménagères préfèrent acheter tout prêt. Les prix des gâteaux traditionnels n’ont bien sûr pas été épargnés par la hausse, avec parfois 15 à 20 dinars de plus qu’en temps normal. Autres dépenses pour les familles, les fruits et légumes. Un petit tour dans les marchés et autres magasins du chef-lieu permet de constater la mercuriale. Là encore, les prix sont montés à l’unisson. Dans le nouveau marché couvert de Tizi-Ouzou, par exemple, la pomme de terre s’est vendue à 35 dinars et l’oignon à 25. La tomate affichait les 50 DA, la courgette à 85 et la carotte à 50. Les haricots verts et la laitue sont des moins accessibles, avec, respectivement, pas moins de 100 et 90 DA. Même topo aux rayons des fruits. La banane était affichée à 120 DA, le melon et la pastèque à 45 et 25 DA le kilo, pour ne citer que ces fruits-là. En dépit de toutes ces dépenses inévitables, l’Aïd préserve néanmoins son charme et sa beauté festive. Du moins, osons l’espérer.
D. F.

