Durant les deux jours de l’Aïd El Adha – Tizi-Ouzou, ville morte !

Comme à l’accoutumée, la majorité des commerces sont restés fermés à Tizi-Ouzou, durant les deux jours de l’Aïd El Adha. Même constat du côté des transports. Une virée à travers les différents quartiers de la ville faisait ressortir que malgré les instructions de l’Union générale des commerçants et artisans de Tizi-Ouzou (UGCAA), ainsi que les communiqués et les spots publicitaires diffusés, les derniers jours avant l’Aïd via les médias, la capitale du Djurdjura ressemblait à une ville morte en cette fête religieuse. Car, mis à part de rares épiceries, certains photographes et quelques bouchers, le reste des commerces était fermé. Ce qui a fait que les citoyens se sont retrouvés contraints de faire le tour de la ville, tôt dans la matinée, qui pour se ravitailler en pain, qui en lait et autres produits nécessaires. Au centre-ville, seules quelques alimentations générales étaient ouvertes. Même constat au niveau des lotissements Bouaziz, Amraoua, les tours villas, ainsi que la cité du 11 décembre, où seulement une ou deux épiceries étaient ouvertes, durant la matinée, ces deux derniers jours. Au niveau des 2000, des 600 et des 450 logements, seuls quelques pâtissiers et un boulanger étaient ouverts. De plus, ces magasins n’ont assuré le service que durant la matinée. Au-delà de 11 heures, il ne restait plus rien sur les étals. Karim, un habitant du Boulevard Krim Belkacem, dira : « C’est grave ! Une fois de plus les commerçants ont laissé les clients dans la galère, durant ces jours de fête. Je me demande pourquoi les autorités concernées ne font rien pour remédier à cette situation qui perdure depuis de longues années ! Tout de même, il doit y avoir au moins une loi qui les obligerait à assurer un service minimum ». A Draâ Ben Khedda, il fallait jouer des coudes pour obtenir quelques baguettes dans la seule boulangerie ouverte sur le grand boulevard. Le vendeur expliquera que durant la matinée de mardi, il fut complètement débordé. Car juste après la traditionnelle prière de l’Aïd, le stock de pain de sa boulangerie a vite été épuisé. Seuls les premiers arrivés auront eu la chance d’être servis. « Ce matin (mardi matin ndlr), en rentrant du cimetière à 10h45, je me suis dirigé vers la boulangerie pour acheter le pain, mais en vain. Il n’en restait plus. Je fus contraint d’aller en acheter dans une boulangerie du côté de Oued Aissi », indiquera Ahcène, un habitant de la ville de Tizi-Ouzou qui ajoutera : « Franchement il serait temps que les autorités concernées fassent le nécessaire pour solutionner ce problème ». Au niveau du boulevard Stiti, ainsi qu’au Sud-ouest de la ville, hormis une superette et une épicerie, tout était fermé. Seules les boucheries étaient ouvertes. Karim, un commerçant de Tizi-Ouzou nous dira, lui, qu’il comptait carrément prolonger son congé : « Cette année, comme l’Aïd coïncide avec le week-end, je vais donc en profiter pour me reposer. Je ne compte donc pas rouvrir mon magasin avant samedi ou dimanche prochains », a-t-il dit. Le secteur des transports a été tout aussi défaillant. En passant devant la gare routière d’Oued Aïssi, il n’y avait point de transporteurs. Seul un bus se trouvait à l’intérieur. Même chose au niveau du centre-ville de Tizi-Ouzou. Pour se déplacer de la ville vers la nouvelle ville, durant ces deux derniers jours, il fallait s’armer de patience et espérer qu’un fourgon passe. La plupart des transporteurs avaient opté pour une fête en famille.

Samira Bouabdellah