Projets de cinq nouveaux CHU annoncés par le ministre de la Santé – Bouira non concernée !

Cette fois-ci, l’éspoir qui subsistait quant à l'implantation d'un Centre hospitalo-universitaire (CHU) à Bouira, a été définitivement écarté.

Le projet tant attendu n’aura, finalement, pas lieu! Ainsi, ce rêve que caressaient les citoyens de Bouira, de voir leur wilaya dotée d’un CHU, vient de s’envoler avec les récentes déclarations des ministres de la Santé et de l’Habitat. Ces derniers ont indiqué qu’un projet de cinq (5) nouveaux CHU allait être lancé au plus tard d’ici janvier prochain. Et comme c’était plus que prévisible, la wilaya de Bouira ne figure pas parmi les wilayas choisies pour abriter ces nouvelles structures de santé publique. En effet, les futurs centres hospitalo-universitaires seront implantés à Alger, Tizi-Ouzou, Constantine, Tlemcen et Ouargla. Pourtant, Bouira figurait dans la « short liste » des wilayas susceptibles d’abriter une faculté de médecine et par voie de conséquence un CHU. Pour preuve, l’ex-wali de Bouira, M. Ali Bougerra, n’a pas hésité à l’annoncer publiquement en décembre 2011, en déclarant que : « Bouira aura son département de médecine que l’hôpital Mohamed Boudiaf, sera transformé en CHU ». Ces déclarations ont suscité à l’époque, un certain engouement et beaucoup d’espoir chez les citoyens. Mais par la suite, on constatera un véritable « silence radio » de la part des autorités locales, à propos de ces projets. Il aura fallu attendre juillet dernier et la visite de l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, M. Rachid Harraoubia, pour en savoir d’avantage. Et le moins que l’on puisse dire, est que l’ex-ministre a mis un sérieux coup de frein aux espoirs suscités précédemment. En effet et concernant l’ouverture d’une faculté de médecine à Bouira, M. Harraoubia dira que : « Cela dépend d’une série de données qui sont indispensables pour la réalisation de ce genre de projet et qu’il doit y avoir 32 spécialités pour pouvoir réaliser cette faculté ». Les spécialités évoquées par l’ex-ministre sont entre autres, la médecine générale, l’anatomie pathologique, anesthésie-réanimation, cardiologie, chirurgie, gastroentérologie, gynécologie-obstétrique, pédiatrie, médecine légale,… etc. Autant dire des disciplines très recherchées quand on sait, par exemple, que la wilaya dispose seulement de sept (07) gynécologues! Mais ce qui est incompréhensible pour les citoyens, est le fait que Bouira est « promise » du moins, selon les déclarations des responsables locaux, à être « un pôle scientifique incontournable », dans les prochaines années. Cette ambition légitime se retrouve, désormais, décrédibilisée par ce « volte-face » de la part des départements de l’enseignement supérieur et de la santé.

R. B.