La maison de la culture de Béjaïa abrite, depuis hier, le premier salon local pour le développement des métiers du bâtiment et des travaux publics. Une vingtaine de stands, regroupant les services de la formation professionnelle dont le centre d’animation de l’apprentissage au niveau local (CAAL) qui n’existe que dans sept wilayas du pays et les différentes agences d’insertion à l’emploi, constituent ce salon. « L’objectif de cette manifestation est de booster les métiers du bâtiment et surtout de rapprocher les jeunes, notamment les anciens diplômés des CFPA, des agences d’insertion à l’emploi, car la plupart d’entre eux ne connaissent pas ces dispositifs d’aide à l’emploi », dira Hassen Ouddene, chef de service de suivi des établissements à la direction de la formation professionnelle de la wilaya de Béjaïa. Des stands animés par des spécialistes dans les domaines de la topographie (formation de métreur-vérificateur), de l’architecture (formation de dessinateur-projeteur), menuiserie aluminium, ferronnerie d’art, coffrage-ferraillage et maçonnerie, entre autres, sont ouverts au public. Alors que les jeunes boudaient depuis quelques temps ces petits métiers, voilà que le secteur de la formation professionnelle a pris la décision d’organiser ce salon pour valoriser ces métiers indispensables à la réalisation des objectifs gouvernementaux dans le domaine de l’habitat notamment. Nous ne pouvons pas réaliser tous les logements promis par le président de la République si nous ne disposons pas de main d’œuvre spécialisée, soulignera Hassen Ouddene. D’ailleurs, rajoutera-t-il, les jeunes doivent savoir que les mêmes aides étatiques sont accordées aux porteurs de projets dans la plomberie que dans la maçonnerie ou autre activité manuelle. Sur la centaine de formations dispensées en résidentielle et en apprentissage par les CFPA, une vingtaine sont validées en bâtiment et travaux publics. Faisant partie des sept wilayas pilotes du pays, Béjaïa dispose de son centre d’animation de l’apprentissage au niveau local. Ce dernier est chargé de mettre en place une nouvelle approche de formation par apprentissage, basée sur l’identification des besoins de formation et leur adaptation aux réalités et aux attentes socio-économiques locales. En un mot, le CAAL veille à la formation d’une main d’œuvre qualifiée, adaptée en permanence aux nouvelles technologies. La formation de techniciens supérieurs, qui se faisait jusque là en résidentielle à Béjaïa, se fera également en apprentissage. Cette manifestation d’explication et de sensibilisation contribuera à une formation de qualité des jeunes désœuvrés pour que les entreprises bénéficient d’une main d’œuvre qualifiée, ce qui manque grandement dans la wilaya de Béjaïa.
A. Gana
