Les parkings de la DTW, la DEM et la DSP n’échappent pas au phénomène – Le squat "s'institutionnalise" !

Le phénomène des parkings illégaux à travers la wilaya de Bouira s’amplifie dans une impunité totale.

Mais parmi les endroits qui sont encore squattés, par des jeunes et moins jeunes tenant leurs gourdins d’une main et un sac de pièces de monnaie dans l’autre, il y a les parkings des instituons de l’État. En effet, ces « gardiens », comme ils aiment se définir, ont trouvé en ces lieux, un petit coin de paradis où ils peuvent exercer en toute quiétude. A titre d’exemple au niveau de la cité administrative de Bouira et plus précisément devant le siège de la direction des Transports de la wilaya, ces squatteurs font leur « beurre » sans se soucier du moindre contrôle ou encore moins de la législation mise en place. Sans gilet, ni aucune autorisation dûment délivrée, ils officient dans l’impunité et l’illégalité la plus totale. Leur méthode de travail est assez simple: Ils se planquent sournoisement, ils laissent l’automobiliste se garer tranquillement et au moment de lever les voiles, ils surgissent d’on ne sait où en s’exclamant « parking! ». Les citoyens, forcément surpris par ces individus qui surgissent de nulle part, hésitent à répondre favorablement à leur doléance, mais finissent toujours par mettre la main à la poche. Il faut dire que ces gardiens, si tant est qu’ils gardent quelque chose au sein de ce bloc administratif, ont une technique imparable pour amadouer leurs « proies ». Ils ne fixent jamais un prix à leur « prestation de service », ils laissent l’embarras du choix aux citoyens. « Donnez ce qui vous tombe sous la main. Même 10 DA, ça fera l’affaire », dira l’un d’eux à un citoyen qui rechignait à payer. Même constat a été fait du côté de la direction des Énergies et des Mines, située à la cité administrative. Là c’est dans un immense parking appartenant à ladite direction que des squatteurs ont établi leur « QG ». Toujours la même technique utilisée: Se cacher pour mieux bondir sur leurs « victimes ». Du côté du quartier des 140 logements et plus précisément en face du siège de la direction de la Santé et de la population (DSP), la méthode est différente et beaucoup moins subtile. Ces « parkingueurs » accostent directement l’automobiliste dès sa descente du véhicule et annoncent le prix tout de go. « C’est 30 DA! Et ne tardez pas! » nous dira effrontément un jeune, casquette vissée sur la tête et une bandoulière remplie de monnaie accrochée à la taille. Quand on lui pose la question de savoir où est son gilet et son accréditation auprès des services concernés, notre interlocuteur lancera sourire aux lèvres « je connais les gars qui travaillent ici (DSP, ndlr). Je n’ai rien à craindre », a-t-il assuré.

 Ramdane B.