Le maire s’en prend au wali Hamou Ahmed

Partager

«Monsieur le wali, répondez favorablement et rapidement aux revendications légitimes de la population de Tinebdar ; dans le cas contraire assumez seul les conséquences (…), car nous sommes déterminés et mobilisés jusqu’à leur satisfaction», a déclaré Brahim Bennadji, P/APC de Tinebdar, au terme d’une marche organisée, hier, par des citoyens de la municipalité dans les rues de la ville de Sidi Aïch. L’édile de Tinebdar (démissionnaire?) a vertement accusé le wali de Béjaïa d’avoir « violé la loi et donné un agrément à des personnes qui bloquent tous les projets de développement de la commune », sans pour autant citer nommément ceux qui sont derrière ces blocage. « Avec votre décision illégale, vous avez bloqué le projet des 80 logements en construction, un centre d’enfouissement technique de 25 milliards, un stade et un jardin d’enfants », a-t-il dénoncé devant des dizaines de citoyens de Tinebdar. Dans ce sillage, il importe de signaler que les travaux de construction de 80 logements sociaux à Tinebdar ont été bloqués et le projet « mis sous scellé par la Gendarmerie», suite à un imbroglio sur la nature juridique du terrain, qui appartiendrait à l’association de la Zaouïa Sidi Moussa, qui aurait porté l’affaire devant les tribunaux. Il en serait de même s’agissant du gisement d’argile exploité par la briqueterie publique de Remila. Le maire de Tinebdar et ses colistiers de sa liste indépendante « les forces du bien » ont dernièrement annoncé leurs démissions en contestation visiblement à l’agrément accordé par les services de wilaya à l’association de la Zaouïa qui fait valoir ses actes de propriétés sur les terres retenues pour accueillir certains projets. Pour le wali de Béjaïa, Hamou Ahmed Touhami, si vraiment le maire et les élus qui l’ont rejoint ont l’intention de démissionner, ils n’ont qu’à se conformer à la loi en entérinant leurs démissions par délibérations. Pour le P/APC de Tinebdar, la démission collective des élus de sa liste s’inscrit dans la légalité. « Notre démission collective est conforme à la loi, en vertu de l’article 46 du code de la commune, contrairement à ce que prétend le wali de Béjaïa », nous a dit Brahim Bennadji, joint par téléphone.

F. A. B.

Partager