«Il est vrai qu’après la rencontre que nous avons eue, juste après l’Aïd, avec les responsables locaux, nous avons eu des promesses. Mais hélas, celles-ci sont restées sans suite et nous ne voyons toujours rien venir. Nous avons été contraints d’adresser un ultimatum à ces mêmes responsables. Dès que celui-ci expirera, nous fermerons la mairie », nous a confié le président du comité de village. Il ajoutera : « Tous les habitants étaient prêts et avaient décidé d’une fermeture de la mairie pour avant-hier dimanche. Mais mercredi dernier, le maire et plusieurs responsables ont pris attache avec nous pour désamorcer la situation. Nous avons alors accepté leur proposition de dialogue, ce que nous n’avons cessé de réclamer, par ailleurs ». En effet, mercredi et jeudi derniers, une délégation du village a été reçue par l’exécutif communal. Le même représentant des villageois nous a appris qu’il fut question de la prise en charge de l’aire de jeu, entièrement à l’abandon, de la réparation des fuites d’eau, de la collecte des ordures ménagères et bien sûr de la fermeture de la fabrique de parpaings en face de l’école primaire et du CEM. Nous apprendrons que pour les trois premiers points de la plate-forme de revendications, il a été convenu de leur trouver les solutions rapidement. Quant à la fermeture de l’unité de fabrication réclamée par les riverains et les parents d’élèves, l’APC a adressé une mise en demeure au gérant d’arrêter toute activité sur le site. « Le maire nous a même recommandé de signaler tout arrivage de gravats ou autres matériaux utilisés dans la fabrication de ce produit », nous a précisé notre interlocuteur. Le comité de village a donc sursis à son action en donnant un délai d’une semaine aux responsables, en promettant de revenir à la charge si rien n’était réellement fait.
Amar Ouramdane
