Bien que le mois de novembre tire à sa fin, les huileries de la daïra de Tizi Gheniff attendent encore de voir le premier oléiculteur rapporter ses sacs d’olives. Pour la présente campagne oléicole, la récolte s’annonce très minime dans toutes les régions de la Kabylie.«L’an dernier, en ce moment, toute notre aire de stockage était envahie par des milliers de sacs d’olives. On avait eu du mal à programmer les nombreux oléiculteurs», nous confie ce propriétaire d’une huilerie à M’Kira qui a préparé son matériel pour être prêt au rendez-vous. Pour les oléiculteurs de la daïra de Tizi Gheniff, cette situation ne les a pas inquiété d’autant plus que la précédente campagne oléicole a été plus que prometteuse. «Nous sommes habitués à obtenir de nos oliviers une récolte sur deux avec parfois, comme l’an passé des rendements maximums. Les oliviers vont «se reposer» cette année», nous dira aami Ali, un octogénaire qui nous a parlé des touizas qu’ils organisaient pour ramasser les olives ainsi que des huileries traditionnelles à commencer par la presse manuelle et l’utilisation de la jument, avant d’évoquer les huileries modernes. «La nouvelle technologie a facilité la tâche et pour les oléiculteurs et pour les travailleurs des huileries. Même la quantité et la qualité de l’huile se sont nettement améliorées. De nos jours, Dieu merci, l’huile arrive à la maison sans trop de fatigue. La récolte des olives n’est plus ce travail pénible», ajoutera notre interlocuteur. Il est à signaler que les prix de l’huile d’olive vont atteindre des sommets encore jamais atteint d’autant plus que les récoltes s’annoncent trop faibles dans toutes les localité de la kabylie.
Essaid Mouas
