Un maire sans assemblée

L’installation de M. Benamara Mohand qui a engrangé 4 sièges aux dernières élections locales à la tête du RND, a suscité un tollé général au sein de la coalition, composée du FFS et de 2 élus indépendants totalisant 5 sièges. Les adversaires du maire, mis officiellement en fonction par le chef de daïra de Tazmalt, à l’occasion d’une cérémonie organisée avant-hier, lui reprochent, dans une déclaration parvenue à notre rédaction hier, d’avoir « complètement ignoré l’ordre du jour qu’il a lui-même fixé sur une correspondance officielle pour procéder unilatéralement à l’installation d’un président d’APC issu de la liste RND, ignorant les autres élus et leurs objections, en avançant qu’il fait application de l’article 48 de la loi 90/07 du 07/04/90 relative à la commune ». Les auteurs de la déclaration rendue publique et remise à la presse écrite ont mentionné : « Nous, élus de l’alliance constituons une majorité absolue de 5 sièges sur les 9 constituant l’APC de Boudjellil, dénonçons et rejetons catégoriquement la procédure et l’installation d’un P/APC, issu d’une minorité de sièges à l’APC, avant d’ajouter dans la foulée, « nous dénonçons également le parti pris de l’administration qui agit en faveur d’un parti politique sans souci aucun des conséquences de blocage qui vont en découler » et enfin : « Notre alliance informe l’opinion publique qu’elle reste unie et solidaire pour lutter et agir jusqu’à l’élection d’un P/APC au sein de la majorité des élus de l’APC ». Cette déclaration qui s’achève sur un appel à l’endroit de la population pour « demeurer vigilante et sereine tout en restant à l’écoute de ses élus pour agir dans la légalité » est signée Belkacemi Slimane, Salhi Hamid, Saâdi Mohand Salah, Bouali Mourad et Akkouche Ahcène. Une certaine tension est perceptible, notamment au sein du chef-lieu de la commune où les esprits semblent échauffés. La situation semble glisser vers un blocage de l’APC. Que va-t-il se passer ? Nous y reviendrons.

Z. F.