Tizi N’Tleta : Ils réclament l’amélioration du réseau routier – Les transporteurs d’Aït Abdelmoumène en grève

Les transporteurs du village Aït Abdelmoumène sont passés à l’action en observant une grève générale afin de dénoncer le laisser aller des responsables locaux.

Tôt dans la matinée de jeudi dernier, les transporteurs avec leurs matériels, épaulés par des automobilistes des comités des villages, ont tenu un rassemblement devant le portail de la mairie de Tizi N’Tleta. Les propriétaires des fourgons, abordés sur les lieux, se disent «lésés» de leurs droits et demandent l’amélioration du réseau routier qui est impraticable. «Nous souffrons le martyre au quotidien. Le réseau routier est complètement délabré au point où nous pouvons plus y circuler. Pour rejoindre le chef-lieu de Souk El-Tenine, il nous faut au moins 20 minutes pour une distance qui ne dépasse pas 5 kms. C’est la galère. Il est temps que le maire songe de notre cas en procédant à la réfection de cet axe», déplore un transporteur assurant la liaison vers Souk El-Tenine. Et à Ali, assurant la ligne Ait Abdelmoumène – Béni Douala, de poursuivre, en dénonçant l’entreprise réalisatrice du projet de gaz de ville et des responsables locaux qui n’ont même pas daigné de pointer du doigt le concerné de ces travaux. «C’est le laisser aller total. L’entreprise qui a réalisé le projet de gaz de ville a effectué des travaux bâclés, dégradant la chaussée. D’ailleurs, les travaux ont été achevés depuis maintenant un an du côté de Tizgui, Tadert Ouffela et Timrijt, mais les responsables de la municipalité n’ont pas jugé d’entretenir la chaussée, ou faire pression sur l’entreprise afin qu’elle procède aux travaux de remise en l’état. Résultat, nous galérons au quotidien et c’est la raison qui nous a poussé à mener cette action musclée». M. Amar Khoudja Hamid, président du comité d’Ighil N’Ait Chila, regrette l’état des routes qui sont devenus carrossable : «Ni les responsables locaux, ni l’entreprise n’ont soucié de l’état des lieux. Les deux parties ont été saisies à maintes reprises afin de faire le nécessaire, mais en vain. Les pluies de ces derniers jours ont mis à nu les travaux de rafistolage effectués et la chaussée est parsemée par les nids de poules, trous béants et crevasse». Et d’ajouter dans le même sillage : «Cette action de rue n’est qu’une première car si cela ne voit pas d’écho favorable, nous sommes déterminés d’augmenter la cadence et passer à d’autres actions plus fermes et plus radicales». Suite à cela, les transporteurs ont été reçus par le maire qu’il les a rassuré que le réseau routier serait entretenu dans un mois.

Les voyageurs crient leur détresse

Cette action de grève des transporteurs a, en effet, pénalisé jeudi dernier, tous les voyageurs de cette localité. Les travailleurs, les écoliers et les étudiants n’ont trouvé d’autres moyens pour rallier Souk El-Tenine où Béni Douala que de louer des taxis où carrément de compter sur leurs pieds. Slimane, un étudiant à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, dira que : «Nous étions au courant que les transporteurs allaient organiser une grève pour dénoncer l’état des lieux des tronçons routier chaotique, mais on pensait que le service minimum serait assuré au moins pour la matinée», a-t-il regretté. Une autre lycéenne de Souk El-Tenine ajoute dans le même ordre d’idée : «Je dois rebrousser chemin, car le transport n’est pas assuré aujourd’hui. Les transporteurs sont en grève et je n’ai pas d’autre choix que de retourner chez moi ». Un fonctionnaire de son côté dira que : «Toute action du genre doit être assurée par un service minimum. Ces transporteurs doivent, désormais, penser à remédier à cela ! Mais il convient de dire que les responsables locaux sont les seuls responsables de ces maux dont souffrent les usagers».

A. G.