La ville dans la gadoue !

Partager

Avec les grandes pluies qui se sont abattues, ces dernières semaines, la ville de Aïn Bessam à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Bouira, est envahie par la boue.

Tous les quartiers et toutes les artères du centre-ville sont devenus boueux et la circulation piétonnière y devient difficile. La boue qui submerge les ruelles de ce chef-lieu de daïra provient, en grande partie, de l’immense chantier de construction de 600 logements LSP, au quartier populaire dit Zmala. En effet, la plupart des artères du centre-ville baignent dans la fange et la boue. Les routes deviennent impraticables à cause des eaux qui stagnent et qui les rendent glissantes et impraticables par endroits. «Nos enfants courent un véritable danger en période de pluie. Je n’ose pas laisser ma petite fille sortir jouer dehors, de peur qu’elle soit emportée par les eaux », déplore l’un des habitants de la cité Ahmed Tali. Notre interlocuteur affirme que durant la saison pluviale, l’accès à leur quartier devient difficile à cause des crues qui envahissent la chaussée. « Nous avons adressé plusieurs correspondances aux autorités locales afin de lancer une opération de réaménagement, mais en vain ! », ajoute-t-il. Au niveau de la station de bus et de la cité populaire de Zmala, il est presque impossible de traverser la chaussée sans s’engouffrer dans des centimètres de boue. Selon les habitants de cette zone, cette situation de dégradation est due aux travaux de construction de logements qui s’éternisent. «Se déplacer à pied est devenue chose compliquée voir parfois impossible, car il y a des endroits où on ne trouve même pas où mettre nos pieds. Nos véhicules tombent souvent en panne du fait de l’état lamentable de la route», tonnera un habitant dudit quartier. Un autre citoyen nous fait savoir que même quand il fait beau, la situation est toujours désastreuse. «Nous souffrons de l’état de la chaussée depuis des années. Elle est bourrée de nids de poule et de multiples dos d’âne, dont la majorité sont installés anarchiquement». Et de poursuivre : «Nous sommes privés de plusieurs commodités dans ce chef-lieu qui ne cesse de recueillir la population venant même des localités voisines. Il n’existe même pas un arrêt digne de ce nom, quand on sait que l’actuel ne désemplit pas durant toute la semaine». Pour ses derniers, il est question de rénovation de quelques centaines de mètres du réseau d’assainissement et l’aménagement de fossés pour les eaux pluviales, pour enfin bitumer ce tronçon important du centre-ville qui passe par ce quartier. Les travaux qui ont pris un sacré retard ont causé des désagréments aux piétons et aux automobilistes, tellement la chaussée est dans un état lamentable. D’autres quartiers souffrent de la déferlante des eaux pluviales et de la gadoue à chaque tombée de pluie. Les ruelles se retrouvent ainsi inondées et difficiles d’accès. Les riverains interpellent les pouvoirs publics et les autorités locales pour remédier à cette situation en procédant au renouvellement du réseau public d’évacuation des eaux pluviales et au bétonnage des ruelles et mettre ainsi un terme à ce problème qui complique le quotidien des habitants.

Oussama K.

Partager