Les écoliers grelottent de froid

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Le froid qui s’est installé brusquement a surpris plus d’un. Si des familles entières ont été prises au dépourvu, il faut dire que même les collectivités locales ne sont pas préparées pour faire face à ce froid, notamment dans les écoles primaires. D’ailleurs, nombreux sont les établissements scolaires qui n’ont pas encore réceptionné le combustible et des poêles qui remplaceront ceux en panne. L’école « Lebdiri Ali » d’Imlikchène, est un exemple édifiant. En effet, les 105  élèves que compte cet établissement grelottent de froid. « Aucune salle n’est encore chauffée », nous dira ce parent d’élève. Pour cela, il faudra peut être revenir sur la gestion des écoles primaires. « Nous n’avons aucun pouvoir d’agir. Ce n’est pas comme les collèges et les lycées où ce sont les directeurs qui gèrent directement le budget de fonctionnement. À notre niveau, ce sont les APC qui s’en chargent. Cette prérogative nous échappe. Ainsi, il faudra toujours attendre la décision de l’assemblée communale », nous confiera un directeur d’une école primaire. Notre interlocuteur ajoutera, par ailleurs, que : « même les fournitures de bureau ainsi que les détergents nous manquent souvent. Nous sommes obligés d’aller, à chaque fois, à la mairie pour les demander. Et ce n’est qu’après beaucoup de temps que ces moyens arrivent et souvent en quantité insuffisante ». Du coup, à entendre les uns et les autres, il est peut être temps que la tutelle prenne une décision de décharger les APC de cette gestion. « Tout agent comptable est responsable, devant la cour, des comptes. Charger les directeurs ou désigner des économes dans les écoles primaires afin de dépenser eux même le budget qui leur sera alloué. De quoi a-t-on peur? Ne sont-ils pas en mesure de le faire? Depuis très longtemps on parle de ce volet, mais aucune oreille attentive», estimera un autre directeur. Si le cas de M’kira est évoqué il faudrait savoir que ce « blocage» est palpable dans toutes les communes de l’Algérie. Car, même au niveau des APC, des conventions signées avec des entreprises ou des fournisseurs ne sont pas accordées dans les délais. « Parfois, pour qu’une convention soit approuvée par le contrôleur financier, il faudrait attendre des mois. Certes, ce moyen sert de contrôle, mais pas un frein », nous dira un élu. Par ailleurs, les élèves de Tamdikt et des hameaux environnants affectés dans les CEM de la ville de Tizi Gheniff en raison du remplacement de leur collège par un autre en dur, dont les travaux n’avancent pas à la cadence souhaitée, souffrent du manque de ramassage scolaire. Ils sont fouettés au quotidien par ce froid glacial sur le chemin de l’école. Ce n’est pas encore l’hiver, mais le thermomètre affiche des températures négatives. Qu’apportera encore cet autre hiver qui s’annonce rude à ces petits chérubins? 

A. O.

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