Le RC Seddouk dans l’expectative

Partager

Les joueurs du RC Seddouk, dans une déclaration adressée à leur président, menacent de démissionner du club, si leurs revendications ne sont pas satisfaites sous huitaine.

La déclaration a été rédigée juste après le match joué pour le compte de la 9ème de la division honneur de Béjaïa contre le SRB Tazmalt, où ils ont perdu 1-0. Une défaite mal digérée, du fait que le club s’était donné comme objectif de jouer les premiers rôles cette saison, l’espoir d’arracher l’accession, en dépit de manques de moyens financiers et matériels fragrants.  Pourtant, le club a démarré le championnat en trombe, occupant le fauteuil de leader jusqu’à la septième journée. Le coach Hanouti a fini par jeter l’éponge, en justifiant cela, sur les ondes de la radio locale, par le manque de moyens qui paralyse le club. Après cette défaite amère, le club chute à la quatrième place. Les principales revendications des joueurs portent sur les primes de matchs, non encore perçues, et l’état lamentable du stade communal de Seddouk. Contacté par téléphone, Mohand Kebbi, le président du RCS, a déclaré que tous les clignotants sont au rouge. « Je remercie vivement M. Zoubir Meloui, qui nous a fait un don de 200 000,00 dinars, grâce à quoi on a pu engager le club, et c’est lui, encore, qui nous a acheté une tenue pour plus de 100 000,00 dinars. Les caisses sont vides et la subvention que nous a accordée l’APC n’est pas encore virée. Quant à l’APW de Béjaïa, elle ne nous a pas donné un centimes cette année », a déclaré notre interlocuteur, qui n’y va pas par le dos de la cuillère pour dire que c’est à l’APC de répondre aux revendications légitimes des joueurs. « Les vestiaires sont un cagibi. Ils sont sans eau, sans chauffage, et certaines vitres sont brisées et les sanitaires sans portes. Les joueurs se douchent avec l’eau froide et tombent souvent malades, ce qui diminue leur rendement sur le terrain. La pelouse devient une mare d’eau à la moindre pluie, par manque de caniveaux de drainage des eaux pluviales. La liste des manques que recèle ce stade est loin d’être exhaustive. Comme c’est un stade communal, il a appartient à l’APC de lui dégager un budget dans le cadre des PCD pour son aménagement. D’ailleurs, demain lundi, je prendrai avec moi trois joueurs et nous irons voir le P/APC pour lui demander de répondre en urgence aux doléances des joueurs. Et si rien n’est fait dans les prochains jours, que chacun prenne ses responsabilités », a ajouté notre interlocuteur. Beaucoup de supporters souhaitent qu’une solution rapide soit trouvée, avant que le club ne disparaisse, en emportant avec lui le rêve des centaines de jeunes Seddoukois.

L. Beddar

Partager