Dans le cadre de la campagne de sensibilisation sur l’environnement à travers les quatre coins de la wilaya de Tizi-Ouzou, décidée par le wali, Abdelkader Bouazghi, lors des assises du 28 octobre dernier, à la maison de la culture Mouloud Mammeri, une rencontre a été organisée, mercredi dernier, par des responsables de la daïra, à la maison de la culture des Ouadhias. Cette rencontre a vu la présence du chef de daïra, des P/APC de Ouadhias, d’Ait Bouaddou, de Tizi N’Tleta et d’Agouni Gueghrane, d’une représentante de la direction de l’environnement, de la protection civile, des premiers responsables de sûreté et de la gendarmerie, des subdivisions de l’hydraulique, de l’ADE, de la SUC, des comités des villages, d’associations culturelles, sportives et environnementales et d’autres invités de la région. La séance a été entamée par le chef de daïra, M. Mohamed Lamine Ben Aissa Arezki, qui a mis en relief l’importance de la rencontre sur un sujet aussi sensible. Pour lui, la responsabilité est partagée entre les différentes parties de la société et chacun est responsable de la dégradation de l’environnement. Par contre, il avance que « la collectivité doit fournir des efforts afin de remédier à la situation. L’Etat ne ménage aucun effort pour venir en aide aux collectivités là où le manque est constaté ». La parole a été donnée, ensuite, aux premiers responsables des quatre APC. Le maire d’Ait Bouadou, M. Mouloudj Mouloud, n’est pas allé par quatre chemins en déclarant qu’ « il est temps de passer à l’action et non de faire des constats. L’Etat doit faire le nécessaire en mettant le paquet pour résoudre le problème de l’environnement ». De l’autre côté l’orateur ajoute que le citoyen a une grande responsabilité dans la dégradation de notre espace : « Le citoyen refuse l’implantation des décharges contrôlées sur ses terres, mais il jette volontiers sur les terres d’autrui. Ce comportement est égocentrique ». Son homologue de Tizi N’Tleta dira que le problème réside dans le comportement du citoyen qui ne respecte pas son environnement. « Certes, les moyens de la mairie sont minimes, mais le citoyen doit respecter les horaires du passage des camions du ramassage des déchets ». Le P/APC d’Agouni Gueghrane indiquera que : « Le problème de la commune est connu par tout le monde. La convention que nous avons décroché avec le CET de Ouacifs expirera le mois de décembre prochain. Donc, nous aurons un autre problème qui va accentuer la situation de la municipalité ». L’édile des Ouadhias a fait un exposé sur la situation dans sa localité qui n’est guère différente des autres. Du côté des membres des comités des villages que nous avons rencontré ils se disent déçus car la rencontre s’est déroulée à sens unique, c’est-à-dire sans débats pour poser les réelles lacunes et raisons de cette dégradation de l’environnement. En marge de la rencontre, le chef de daïra affirme que d’autres rencontres auront lieu dans chaque commune.
A. G.
