Dégradations tous azimuts au chef-lieu

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Le chef-lieu de la commune d’Ath Leqsar, située à une trentaine de kilomètres au sud-est de Bouira, offre une image désolante. 

L’état des quartiers et des cités résidentiels laisse plutôt à désirer. La plupart des ruelles sont dans un état déplorable. Si certaines ont été déjà bitumées, d’autres demeurent toujours à l’état de pistes. L’aménagement est devenu un sacré rêve pour les résidents. Les trottoirs sont quasi inexistants. Les artères menant vers le centre de soins, le lycée, les deux CEM, la poste et autres établissements publics, sont caillouteuses au point où même les piétons éprouvent des difficultés à y circuler. Les espaces extérieurs aux blocs d’habitations, réalisés il y a près d’une décennie, ne sont toujours pas viabilisés. Le cadre de vie est vraiment dégradé. Pour les citoyens que nous avions interrogés, la cause de cette dégradation est due aux travaux de raccordement au gaz naturel et ceux du passage de la conduite d’AEP, dont les responsables des chantiers n’ont pas daigné remettre les lieux en état. La remise en état des trottoirs et de la chaussée, dégradés par les travaux successifs qui ont été réalisés au centre-ville et ses environs, ne semble pas préoccuper outre mesure les responsables concernés. Une fois leurs chantiers terminés, les différents intervenants s’en vont sans se donner la peine, ne serait-ce que de reboucher convenablement les trous qu’ils avaient creusés. Mal rebouchées, les saignées effectuées pour les besoins du passage de diverses canalisations, deviennent autant de dangers pour les piétons et entravent la circulation automobile. On ne peut traverser la ville sans risque de tomber dans une crevasse ou de buter sur quelque obstacle guettant le long du parcours. « Nous souffrons de ce problème depuis plusieurs années déjà les travaux de raccordement au réseau du gaz de ville, n’ont fait qu’aggraver la situation. Aujourd’hui, un nouveau plan d’aménagement et de réhabilitation pour notre commune s’impose. Mais malheureusement, et malgré tous les mouvements de contestations que nous avions initiés, les réunions, les assemblées générales, rien n’a été concrétisé sur le terrain et comme vous pouvez le constater, nos routes sont tellement dégradées qu’il y a que les véhicules 4×4 ou les tracteurs qui peuvent circuler, notamment durant cette période pluvieuse ! », se désole Ami Saïd, un quadragénaire de la région.Devant ce laisser-aller, de nombreux commerçants ont pris l’initiative de réparer, chacun sa devanture, sans qu’aucune norme ne soit respectée. Ainsi, les différences de niveaux et de couleur, tous les dix mètres, donnent une image de l’anarchie régnant au niveau du chef-lieu de cette commune. Les automobilistes, contraints de réduire leur vitesse au strict minimum, doivent aussi chercher un passage moins brinqueballant entre les nids de poule, les dalles de regards et les ralentisseurs anarchiques exagérément surélevées. Le tuf et le gravelet, utilisés dernièrement pour le rebouchage sommaire des trous, plongent la ville dans la gadoue à la moindre chute de pluie.

Oussama K.

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