Boghni Il menace : de sévir contre l’incivisme pour préserver l’environnement – Le chef de daïra hausse le ton

L’APC de Mechtras, dans la daïra de Boghni, au sud de la wilaya de Tizi-Ouzou, a organisé, vendredi dernier, dans l’enceinte de l’école primaire du chef-lieu, une rencontre consacrée à l’environnement.

Le chef de daïra, les 4 P/APC, des élus, des représentants du mouvement associatif et des comités de villages, en plus de nombreux citoyens, sont venus pour assister et faire part de leurs propositions concernant tout ce qui a trait à l’environnement. Durant son intervention, le chef de daïra de Boghni clamera haut et fort : « La situation est préoccupante et les problèmes sont trop sérieux pour en faire abstraction. Il y va de notre avenir et de celui de nos enfants. Nous appelons tous les citoyens pour se joindre à nous, afin d’améliorer l’état des lieux et redorer le blason de notre daïra, qui est, à présent, chaotique. Commerçants comme citoyens sont interpellés en vue de préserver l’environnement. Nous n’hésiterons pas à frapper fort les contrevenants. Notre approche est simple. Après les assises au niveau de la wilaya, il y a eu celles relatives à la daïra et maintenant c’est au tour des communes et on arrivera aux villages et aux quartiers. La sensibilisation est notre crédo dans un premier temps. Les moyens dont nous disposons seront mis à contribution, mais ceux qui n’adhéreront pas à la démarche et continueront de briller par l’incivisme subiront la loi de machiavel. Il n’y aura guère de choix ou la carotte ou la matraque ». Pour leur part, les 4 P/APC ont tous souligné l’importance de l’opération et ont tous demandé plus de moyens pour faire face aux agressions que subit l’environnement. Le maire d’Aït Smaïl, M. Makhloufi, résumera : « Il faut passer, en urgence, au système des 3D, à savoir le diagnostic, le dialogue et enfin les décisions. Tout cela pour changer les mentalités et bannir les incivilités. La tâche est sûrement difficile, mais quand les efforts sont conjugués et focalisés sur un même objectif, rien n’est impossible. Il n’y a pas si longtemps, notre wilaya était propre. À présent, elle est classée dernière en matière de propreté. Redorer le blason de notre wilaya n’est pas impossible, mais il faut une prise de conscience générale et surtout avoir les moyens de sa politique ». Pour leur part, les représentants du mouvement associatif et des comités de villages ont simplement tiré à boulet rouge sur les élus et les représentants de l’Etat. « Sur le terrain, l’Etat est le grand absent. Les feux de forêts provoqués, l’extraction illicites de sable, la multiplication des débits de boissons alcoolisées, le retard dans la réalisation des CET et des décharges contrôlées, le manque de collectes des ordures ménagères, la dépénalisation des incivilités et la non application de la loi sont à l’origine de la dégradation de l’environnement », dira un citoyen. Après le débat, la commission en charge de suivre l’évolution de la situation a été installée et une journée de sensibilisation et de nettoyage a été décidée pour samedi. Rappelons qu’une autre rencontre, sur la même thématique, a été organisée, dans la soirée, à Assi Youcef, une commune relevant de la daïra de Boghni. Rappelons que dans cette commune, le prix du village le plus propre a été décidé depuis le début de l’année en cours, et sera remis vers le début de l’année prochaine.

Hocine T.