L’appel d’offres pour la réalisation des tronçons restants du grand projet de l’autoroute Est-Ouest, lancé il y a quelque temps par les services du ministère des Travaux publics, a vu le retrait du cahier des charges retiré par une quarantaine d’entreprises internationales, selon les indications du ministre des Travaux publics (TP), Ammar Ghoul, lors d’un point de presse tenu en marge du premier Congrès africain de la route, qui se tient à Alger du 6 au 8 décembre en cours. « L’appel d’offres permet de recueillir des soumissions durant 3 mois. Le cahier des charges a été retiré par des sociétés venues des trois continents : Amérique, Europe et Asie », a souligné le premier responsable du secteur des TP. Ce dernier indiquera que le cahier des charges, précise que le délai de réalisation est fixé à 40 mois, et que le projet devra obéir aux normes internationales de réalisation, et en comportant des aires annexes de qualité, mais aussi il doit permettre la participation dans le cadre du partenariat ou de sous-traitance de la main d’œuvre nationale. La gigantesque autoroute de 1300 km de long, est, insiste Ghoul, un projet qui intéresse non seulement les pays de l’Afrique du Nord, « mais toute l’Afrique », au vu des multiples retombées positives sur le plan aussi bien économique que social. « Nous devons donc en tant que pays africains conjuguer nos efforts pour élaborer un plan de travail complémentaire, afin de mettre en place un corridor du réseau routier dans le cadre d’un plan africain de transport », souligne Ammar Ghoul. La Transsaharienne, un autre grand projet continental, a également été au menu de cette rencontre. Ghoul rappellera que ce projet a souffert dans le passé d’un manque de ressources pour sa réalisation. Mais depuis que l’Algérie a pris « le taureau par les cornes », une nouvelle dynamique a été impulsée, par notamment l’allocation d’enveloppes financières conséquentes, en Algérie bien sûr mais aussi dans certains pays traversés par cette route. Ce premier congrès africain de la route, dont l’idée revient à l’Algérie, a le mérite de regrouper nombre de ministres des Travaux publics africains, ainsi que des délégations issues de 40 pays d’Afrique, pour se pencher sur des questions relatives à la mobilisation des fonds, la réalisation et la maintenance des infrastructures routières sur le continent noir. Le ministre des TP, dira que cette rencontre permettra de sensibiliser les pays africains sur la nécessité d’une réunification des efforts, afin surtout de partir en rang unis dans la quête de financement, auprès des instances internationales. « Un espace de consolidation des efforts, pas uniquement d’idées, mais surtout de concrétisation sur le terrain », précise le ministre. Et d’enchaîner : « Nous voulons que le volume des ressources que nous voudrons mobiliser, soit à la hauteur des projets du continent. Il nous faut préparer un programme d’action commun, susceptible d’attirer les bailleurs de fonds ». Le Chef du Gouvernement, Ahmed Ouyahia, qui a donné le coup d’envoi officiel de ce congrès, évoquera pour sa part, « le caractère vital de la route, dans le développement économique et humain », chose qui a incité l’Algérie à faire de l’amélioration et du développement de son réseau routier au centre de ses objectifs nationaux. « Les 110 000 km de réseau routier bitumé sont insuffisants au regard de l’étendue de notre territoire », affirmera le Chef du Gouvernement. Et d’ajouter qu’il est prévu la réalisation de 10 000 km de routes et rocades. Parlant de la Transsaharienne, Ouyahia estimera que c’est grâce au NEPAD que ce projet a connu une autre approche plus efficace et plus prometteuse. Il est à signaler qu’en parallèle de cette manifestation, se tient à la Safex (Pins Maritimes), le 3éme Salon international des travaux publics du 6 au 8 décembre en cours. De nombreuses entreprises étrangères de différentes nationalités ont pris part à ce salon, aux côtés de sociétés nationales. Plusieurs métiers relevant des travaux publics, ont été représentés : le bâtiment, la construction, le revêtement tous genres, l’hydraulique, le génie civil…
Elias Ben
